Le cahier de brevets

Un cahier de brevets ?

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Dans notre classe, peu de cahiers : – un cahier de correspondance,
– un  grand« cahier d’élève » par enfant.

Nos petits livres  y trouvent aussi leur place, dans une pochette agrafée à la couverture.

Sur l’envers du cahier, les brevets sont collés de façon chronologique après cette étiquette.

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Ils occupent la plus grande part de ce cahier d’élève.

Donc, si physiquement, il n’y a pas un cahier exclusivement réservé aux brevets, c’est tout comme !

Des exemples

En grande section :

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Au même moment, en petite section :

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À noter :
L’activité tangram sur tablette n’a pas été proposée aux élèves de petite section.
L’élève de GS, sur le cahier présenté, ne valide que trois tangrams alors que certains MS, passionnés, en ont réussis une bonne dizaine (Ils peuvent s’inscrire plusieurs fois à un atelier dans notre classe.)

Avantages du cahier de brevets

Parcours d’apprentissages individualisés

En fonction des sections, on ne trouve pas forcément les mêmes brevets.
En fonction des niveaux de compétences, les réussites sont différentes, même au sein d’une même section.
Cette suite de brevets permet de rendre compte et d’organiser les parcours individualisés, à mi chemin entre le cahier de vie et le livret d’évaluation.

Langage scolaire

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Les cahiers sont en libre service à l’accueil où les enfants les feuillettent, les commentent, échangent.
Comme les brevets ne sont pas classés par discipline, l’enfant les énonce bien souvent, pour les domaines de compétences les plus « lisibles » (écrire, compter…). Avec l’enseignant, ce cahier peut servir de support pour progresser dans la maitrise du langage scolaire.

À hauteur d’enfant

Parce qu’ils s’adressent d’abord aux enfants, notamment par le biais des photographies, l’élève peut retrouver, comprendre sur son cahier de brevets ses réussites, sa progression au fil des mois. Son métier d’élève prend forme.

Sans se chagriner de ne pas tout réussir !
Dans notre classe unique maternelle, toutes les sections sont mélangées. Les enfants ont l’habitude, dès la petite section, de ne pas atteindre tous les niveaux proposés dans les ateliers échelonnés.
De ce fait, apprendre, c’est faire de son mieux, aller vers une plus grande maitrise en sachant qu’il existera toujours un pallier plus complexe qu’on n’est pas encore en mesure d’atteindre. (Certains me demandent parfois des niveaux « quatre ou dix étoiles » !)

À hauteur de classe (et de maitresse)

Tout en gardant comme horizon les compétences de fin de cycle, le cahier de brevets se construit semaine après semaine au fil de nos progressions, au fil des projets, de nos enthousiasmes et des coups de fatigue aussi.
Chaque année, il s’adapte aux rythmes et compétences des élèves, à la spécificité du groupe classe, à mes envies et obsessions pédagogiques

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Facilité de mise en oeuvre

Pas de livret à construire, imprimer, renseigner en fin de période (et grosse fatigue), les brevets sont collés par l’Atsem au fil des semaines, dès qu’une activité se termine. Le cahier est transmis aux familles avant chaque vacances.
Le répertoire en ligne permet d’utiliser des brevets tous prêts, que l’on peut adapter facilement grace au numérique. Il ouvre aussi de nouvelles pistes, présente du matériel parfois inconnu. De quoi compléter, enrichir nos parcours au fil des mois.

Inconvénients

Euh…
Avec 30 élèves dans la classe, ça devient lourd-dingue à gérer (mais s’il n’y avait que ça….)
Ce n’est pas très écologique : on colle du papier sur du papier et on use pas mal d’encre. Mais dans ce type de pratique, on utilise tellement peu de fiches que ça doit s’équilibrer…

Merci à Antoine et Alexis, qui ont contribué à leur façon à ce billet 😉

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