Cahier numérique de littérature (3) : Brevets et usages

Nos brevets de réussites encadrent différents types de situations mises en oeuvre dans la classe. Ils présentent parfois les niveaux de compétences acquis ou retracent plus simplement les parcours d’apprentissages, à la manière du cahier de vie.

C’est le cas avec les brevets présentés ici, autour des cahiers numériques de littérature.

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Le petit chaperon rouge : du numérique aux marionnettes

« Il était une fois… » Le petit chaperon rouge raconté aux grandes sections : c’est toujours un moment d’extrême attention, d’effroi et de soulagement. L’application « lil red » fait durer le plaisir. Continuer la lecture de Le petit chaperon rouge : du numérique aux marionnettes

Entrée dans l’écrit et numérique par Lucie

Voilà où conduisent parfois les échangent sur Twitter !
De gazouillis en gazouillis, Lucie (@LucieGillet) a bien voulu partager sa réflexion sur l’entrée dans l’écrit en maternelle : elle met ici en lien pratiques pédagogiques, recherche et numérique.  Continuer la lecture de Entrée dans l’écrit et numérique par Lucie

Tablette : Atelier échelonné de lecture

MontessoriAvec la tablette et l’excellente application Dictée Montessori,  chaque enfant utilise les aides dont il a besoin pour encoder (ou recopier) des mots contenant des phonèmes simples.
Trois niveaux de difficultés sont « naturellement » accessibles à mes élèves de grande section. Ils les utilisent en fonction de leurs compétences. (Cf Atelier échelonné)

Niveau 1 : Recopier les mots

Utiliser l'aide pour recopier un mot

Pour chaque lettre, cet enfant affiche l’aide où figure le mot à écrire.
Il s’agit ici d’un simple exercice de discrimination visuelle.
Après plusieurs réussites à ce niveau,  cet enfant cherche à faire « plus difficile » en recopiant des mots en cursive…
Notre organisation de classe un peu spécifique produit ses effets 😉

Recopier un mot en cursive

Mais en même temps qu’il « recopie » un mot, il s’impregne du son courant des lettres. En effet, à chaque fois qu’il en déplace une, le son est prononcé (option à sélectionner dans les réglages de l’application).
L’air de rien, il acquiert de nouveaux outils pour lire.

Après avoir pris de l’assurance et en regardant faire sa camarade d’à côté, il passera plus tard au niveau 2. (Les élèves travaillent à deux par tablette.)

Niveau 2 : Encoder phonème par phonème

Encoder phonème par phonème

L’application énonce le son à chercher à chaque fois qu’on touche une case. Le mot est ainsi décomposé en phonème par la tablette.
Le niveau d’analyse phonémique de cette élève ne lui permet pas encore d’encoder directement le mot, mais le numérique lui donne l’occasion d’exploiter et d’affiner sa connaissance des sons des lettres.  Ce qui n’est déjà pas mal pour une grande section !

Niveau 3 : Encoder des mots

Encoder un mot

Les élèves qui s’y sentent prêts encodent sans aucune aide les mots.

Redire ici combien les enfants ont envie d’apprendre, de progresser, si on leur en donne les moyens et si l’Éducation nationale nous le permet, notamment en ne parquant pas autant d’enfants dans les classes…

Pas sûr que des élèves entendent le son de la tablette à 30 bambins !

Encoder un mot en cursive

À propos d’envie de progresser, dans cette dernière vidéo, l’apprenti lecteur « gronde » son voisin qui a ouvert l’aide sans qu’elle le souhaite alors qu’elle cherchait la graphie du « l » en cursive. « Laisse moi faire seule » semble dire cette petite fille, ce qui n’aurait pas déplu à Maria Montessori 😉

Bilan

Chaque enfant a noté ses réussites sur un brevet :

  • 3 élèves sur 6 ont saisi une partie des mots de la liste. Sur certains, plus accessibles, ils explorent le troisième niveau.
  • 3 élèves ont tout réalisé, en utilisant progressivement le moins d’aide possible.

Lors d’une seconde séance, certains termineront leur travail tandis que d’autres reprendront leur brevet et entoureront en rouge les mots qu’ils parviennent à écrire sans aucune aide (en cursive s’ils le peuvent). Difficile de leur proposer la deuxième série de mots de l’application : les difficultés sont trop éloignées de leurs compétences. Ce sera pour le CP.

Capture d’écran 2013-06-20 à 22.06.08

Enfin, à regarder faire les enfants, on mesure leur enthousiasme et la richesse du numérique : avec le multimédia et l’interactivité, la dictée muette de Montessori  démultiplient sur la tablette les apprentissages. Si les élèves ont commencé à apprendre à lire avec l’enseignant, l’application les propulse chacun un peu plus loin.

Et de façon autonome : pendant ce temps là, je peux m’occuper des petits et moyens de ma classe unique maternelle.

Seul petit bémol de cette application : la graphie du f en cursive est erronée.

À noter : Cet atelier fait partie d’un plan de travail présenté sur cet article.

APS et tablette

« Apprendre à porter secours » fait partie de nos missions.
La tablette peut nous faciliter la tache…

Les dangers de la cuisine :

Pour une première approche, nous avons utilisé Kitchen Monster de Poca Boca, une petite application gratuite qui plait beaucoup.
Il s’agit de préparer à manger aux monstres et de les nourrir… Ils réagissent parfois « monstrueusement » en fonction du menu, au grand plaisir des joueurs.

L’enfant peut couper, mouliner, faire cuire, ébouillanter… Bref effectuer des actions où il y a beaucoup à dire !

À partir de copies d’écran du jeu, nous avons échangé sur les dangers de la cuisine, appris à reconnaitre les risques de cet environnement familier (Voir la grille de compétences.)


Ils jouent à deux sur une tablette, avec un sablier de 3 minutes qu’ils retournent à chaque changement de joueur.

Les dangers de la maison :

Nous avons exploré l’application « Pas d’accident dans ma maison » de manière collective, avec les MS/GS en branchant la tablette sur un vidéo projecteur.
Pour chaque objet d’une pièce de la maison, l’enfant doit indiquer si :
– Il est interdit d’y toucher (feu rouge)
– Il peut l’utiliser en faisant attention (feu orange)
– Il peut l’utiliser sans risque (feu vert)


Après plusieurs séquences d’échanges (pourquoi dis-tu que c’est interdit ?),  ils ont travaillé en autonomie par deux sur la tablette.
Dans la deuxième partie du jeu, les objets sont présentés dans leur milieu et l’enfant doit indiquer à nouveau le degré de dangerosité.

Le retour des parents confirme l’impact : Quand ma fille descend les escaliers, elle me dit « Attention Maman, c’est orange, faut faire attention ! ».

Bilan

Cette fiche a été renseignée par les enfants. Certains l’ont réalisée en deux fois, tous l’ont réussie.

Prolongements

Dans l’école, les environs, photographier, classer les objets ou lieux dangereux, ceux qui sont interdits, ceux pour lesquels il faut faire attention.

Images en question sur le Café

Chouette : le Café pédagogique nous fait une place de choix et publie un article écrit à deux mains avec Philippe Tassel.

À
partir d’une photo de classe
, d’une foule de questions, on trace un portrait de la maternelle, une
singulière et véritable école, qui peut parfois, comme la grande, intégrer le numérique dans ses pratiques.

D’autres usages de la tablette à suivre sur cet article.

Sur le site du Café (Merci à eux ;-)) :
Image en question 2
Image en question 1