'inscription aux ateliers
mise à jour Août 2008
1. Le temps de l'accueil  

Pour l'enfant, c'est tout simple :
il s'inscrit à un atelier s'il y a de la place.
Il doit avoir fait au moins un atelier sur le créneau horaire.

Pour l'enseignant, c'est un peu plus compliqué :
il faut mettre en place progressivement un cadre rigoureux tant au niveau des règles de vie que des ateliers,
Mais comme en témoignent certaines maîtresse,
cela en vaut la peine...
.

Une autre façon de faire,en MS/GS,
sur le site de Fredaine

2. L'inscription aux ateliers  
3. Notre fonctionnement  
4. Le matériel  
5. Mise en place progressive  
6. Pages à suivre et BLOG  


Comment sortir la voiture du marchand de glaces ?

1. Le temps de l'accueil.
Tous les enfants sont arrivés et ont placé leur étiquette présence.
Ils ont investi différents lieux de la classe : les coins jeux, la bibliothèque, une table de dessin, la table des cahiers d'élèves qu'on feuillette et commente, un bout de banc pour une fin de nuit contre Doudou, une fin de larmes parfois...

La classe est un terreau de vie ou les temps informels de jeux, d'expressions, d'explorations, d'apprentissages côtoient des temps d'adaptation.

Les premières semaines de l'année visent à rendre ce temps "sécurisant" et paisible pour tous.



Une photo de vie,
support de langage
autour du bébé.

 

Des rituels débutent, de façon individuelle, sans regroupement collectif.
Un élève de service compte les enfants sur le tableau de présence avec un adulte et les petits curieux toujours présents. Un autre s'occupe des élevages, plantations avec l'ATSEM... ( Nous échangeons parfois nos places : le monde du vivant est un formidable support de séquence de langage. )
2. L'inscription aux ateliers

Je profite du calme de l'accueil pour ouvrir un par un les ateliers, toujours sans regroupement collectif .

Je m'installe à une table avec :
- le matériel de l'atelier :
- le système d'inscription (une boite de lait bébé de couleur)
- la liste des élèves de la classe, sur laquelle nous notons le nombre de participations des élèves et les niveaux de compétences atteints.
Les listes seront collées dans le cahier journal ou elles témoignent des parcours de chacun.

Des enfants s'inscrivent en plaçant leur étiquette sur une des six places maximum de la boite.
Il y a toujours des petits curieux aux alentours, ou des goulus de l'école qui attendent l'ouverture des ateliers. Certains ont déjà repéré sur le plan de travail ce qu'il voulait faire.

Ils cochent leur prénom sur la liste ou l'adulte le fait.

Nous verbalisons ensemble la consigne, le matériel nécessaire, ce qu'il faudra faire du travail terminé,
( et ce qu'est exactement le travail terminé...).
Même bref, ce temps de structuration du langage scolaire, est d'autant plus efficace que les enfants présents sont volontaires et peu nombreux ( 6 maximum.)

L'atelier autonome est ouvert en premier.

D' autres ateliers sont ouverts de la même façon, celui de l'ATSEM qui le gère ensuite, puis celui de l'enseignant, souvent un atelier plus complexe : un atelier échelonné, une situation problème, une expérimentation plastique ou scientifique qui demande un pilotage expert...

Lorsque les élèves ont terminé, ils retirent leur étiquette et la placent dans la boite d'inscription, libérant ainsi une place.

Les élèves qui n'ont effectué aucun travail ont leur étiquette dans le tableau de présence.


Nous les prenons alors avec nous, après une première vague d'atelier et leur demandons de travailler.
Nous essayons d'être particulièrement disponibles pour ces enfants que l'activité scolaire n'intéresse pas (encore !).

A chaque atelier correspond une boite de couleur différente que l'on retrouve sur le plan de travail collectif.


A la fin des ateliers, après avoir rangé, nous nous regroupons autour du plan de travail et un bilan est effectué.


Les variations ...

Le regroupement collectif

Certaines années, il arrive que le groupe de petite section se soit particulièrement bien adapté à l'école.
Si la communication collective, le langage scolaire ne leur est plus étranger : un regroupement collectif
est alors organisé avant les ateliers, autour du plan de travail, pour présenter les activités.
Les étiquettes sont ensuite distribuées aux enfants qui peuvent commencer par jouer ou travailler.

Ce regroupement de présentation des ateliers autour du plan de travail est mis en place systématiquement l'après-midi en MS/GS.
Petit à petit, au fil de l'année, l'inscription aux ateliers devient obligatoire
lors du premier roulement, les élèves de MS/GS étant alors plus capables de se mobiliser sur commande.

Ceux qui ont encore besoin de jouer ne participent pas au second roulement, mais, sans langue de bois, ils sont rares à ne faire qu'un atelier : l'enfant a terriblement envie d'apprendre, de comprendre, d'explorer, de s'exprimer... Il faut "juste" lui en donner l'occasion.

La constitution de groupes (*)
Elle se fait donc le plus souvent en fonction des inscriptions volontaires, quelque soit la section, avec une modulation de l'enseignant. On peut être amené à séparer certaines paires d'enfants "explosives", ou compléter l'effectif d'un atelier avec ceux qui n'ont pas encore travaillé.

Mais il peut y avoir des groupes d'enfants désignés par l'enseignant pour des raisons précises :
- Un groupe d'enfants faibles en langage par exemple, peut être constitué de 3 ou 4 élèves pour une séquence qui sera reprise ensuite en grand groupe...


- Un groupe d'experts en écriture par exemple, peut recevoir un enseignement spécifique sur le sens de rotation du "A" de maman, avant de le travailler sur fiche, les autres travaillant sur les lettres majuscules.

- Un groupe peut alterner experts et novices pour engager un tutorat à l'atelier informatique par exemple.
- Les élèves de grande section peuvent être réunis pour les évaluations nationales en langage par exemple.


Jeu de société - 2 joueurs

Les effectifs d'un atelier excèdent rarement 6, et peuvent être limités pratiquement en plaçant des cartes "interdit de stationner" sur la boite d'inscription.

(*) Suite au commentaire de Babalou du Blog

3. Notre fonctionnement

Pouvoir apprendre, jouer

Il y a toujours un atelier échelonné, au moins, au plan de travail. Il propose plusieurs niveaux de difficultés que l'enfant investit non pas en fonction de sa section, mais en fonction de ses compétences.

L'élève doit participer au moins à un atelier sur le créneau horaire, avant ou après avoir joué.

Tous les enfants ont ainsi un même droit d'accès aux coins jeux, pas seulement ceux qui ont terminé leur travail et qui peut-être sont ceux qui en ont le moins besoin...

Lorsqu'un élève commence un atelier, il doit le terminer.
Les petits ont parfois tendance à papillonner sans prolonger leur investissement de départ, sans entrer vraiment dans un apprentissage.
En étant exigeant sur la conduite à terme d'un travail on les aide à grandir, à devenir élève.
Bien sur, il faut que l'atelier proposé corresponde aux compétences de l'enfant. Les ateliers échelonnés nous permettent de nous en rapprocher en proposant plusieurs niveaux de difficultés.

Il peut participer plusieurs fois au même atelier.

Pouvoir vivre ensemble

Lorsqu'un élève fait trop de bruit notamment aux coins jeux, il doit le quitter.
Il ne le quitte pas pour un atelier...Apprendre n'est pas une punition !
Quand un enfant dérange la classe, je me déplace jusqu'à lui si possible, lui rappelle la règle sans hausser le ton, ( c'est interdit ! ) et lui demande de sortir de l'espace ou il se trouve.
Cette règle - non négociable - amène généralement la plupart des enfants à maîtriser leur volume sonore et leurs actes. Elle demande à l'enseignant, en début d'année, beaucoup de disponibilité et de fermeté.

Une chaise magique attend les grands bruyants qui ne parviennent pas à se contrôler : lorsqu'on est assis dessus, on ne fait pas de bruit, on ne dérange plus les autres...Magique !

Il y a aussi ces années à 30 par classe, parfois la présence d'adultes bruyants, ou ces jours de pluie, avant Noël : chuchoter est alors la seule solution pour "survivre ensemble". Tout le monde s'y met, adultes compris.

On peut travailler, jouer avec qui on veut, quelque soit sa section ( les enfants s'inscrivent aux ateliers comme aux coins jeux toutes sections confondues) Mais il faut pour cela respecter les règles de la classe. Il arrive qu'il faille séparer certains enfants.

 

4. Le Matériel


Les boites de lait bébé sont peintes avec de la peinture vitrail, décorées avec du cerne relief. Un morceau d'aimant autocollant est placé derrière chaque étiquette

 

Page sur les étiquettes présences

(utilisation, format...)

Exemple de liste des élèves au format .pub
avec plusieurs ronds à cocher, pour noter le nombre de passages.
Exemple de liste au format .pub avec une colonne supplémentaire pour noter les compétences atteintes, ou difficultés .
 
5. Mise en place
Amener progressivement l'autonomie

En début d'année, on laisse tranquille les petits bouts qui pleurent encore, et si par hasard l'un d'eux se décide à venir, on l'accueille sans aucune contrainte.
Au fil des jours, quand la maîtresse et les enfants sont plus disponibles, on leur demande de placer leur étiquette pour s'inscrire sur une seule boite, la mienne, et lorsqu'ils ont terminé, on leur demande de la glisser dans la fente en partant. Je coche le prénom des participants, en attendant qu'ils en soient capables.
Puis, d'autres boites d'inscriptions sont placées sur les autres ateliers.
Petit à petit, on met en place les conditions de l'autonomie :
- On signe son travail en plaçant son prénom, ou sa photographie sur sa production.
- On place son travail terminé sur le bureau...

Le roulement des ateliers

Au premier trimestre, un couvercle tirelire est placé sur les boites.
Les enfants y glissent leur étiquette lorsqu'ils ont terminé leur atelier et libèrent mécaniquement une place. Ils n'ont pas le droit d'ouvrir les boites pour la reprendre. De fait,
on ne peut faire un second atelier que lorsque tout le monde a pu travailler.

Je prends le temps d'évaluer le travail effectué à chaque atelier avant d'ouvrir les boites.

Ce temps entre deux roulements
est important. Il permet une action pédagogique ciblée :
- effectuer un bilan si nécessaire avec uniquement les enfants d'un atelier.
- engager un étayage individuel avec certains.
- recadrer les petits fainéants.


Empécher une rotation libre des élèves permet par ailleurs de gérer les différences de postures des enfants, de ne pas se laisser envahir par certains... Les goulus de l'école, les fagocyteurs d'adultes, les papilloneurs-zappeurs tentent de s'accaparer tous les ateliers ou les adultes pendant que d'autres glissent pour la 742 fois leur voiture sur le banc !
Ces derniers peuvent aussi acceder aux apprentissages dans de bonnes conditions, avec l'enseignant tout près d'eux.

Il ne s'agit pas d'empêcher les rapides de travailler. Il s'agit de n'oublier personne.

Lorsqu'ils seront plus autonomes, les ateliers échelonnés répondront à cette différence de rythmes et de niveaux, l'aménagement de la classe évoluant aussi avec le groupe et pouvant proposer des coins jeux plus "scolaires".


La durée des ateliers sur la semaine

Un atelier est changé lorsqu'il est...terminé !
Les enfants peuvent venir plusieurs fois à un atelier, histoire de travailler sur un autre niveau ou d'engranger le plaisir de bien faire, mais lorsque l'atelier ne présente plus d'intérêt ou de progrès possible, il est remplacé.

Sa durée varie de 2 jours à 2 semaines, et un nouvel atelier peut être introduit n'importe quel jour de la semaine.
Il y en a toujours un préparé à l'avance par mode de gestion : atelier autonome, atelier avec ATSEM, atelier avec l'enseignant, pour que le changement s'effectue sans tension avec les ateliers restants.

Il arrive parfois qu'un élève ait "tout fait" sans qu'on puisse encore changer un atelier, toute la classe n'étant pas encore passée partout. Pour que l'enfant "attendent" les autres sans perdre son temps, je peux :
- complexifier un atelier en proposant par exemple une salade de puzzles ou l'enfant doit réaliser 3 puzzles qu'il a déjà fait mais ou toutes les pièces ont été mélangées
- ouvrir un atelier autonome décroché de notre progression générale comme l'atelier d'écoute ou l'ordinateur.
- proposer une tache occasionnelle : trier les feutres et mettre de coté ceux qui ne marchent pas, ranger les gommettes par formes...

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