Entrée dans l’écrit et numérique par Lucie

Voilà où conduisent parfois les échangent sur Twitter !
De gazouillis en gazouillis, Lucie (@LucieGillet) a bien voulu partager sa réflexion sur l’entrée dans l’écrit en maternelle : elle met ici en lien pratiques pédagogiques, recherche et numérique.  Continuer la lecture de Entrée dans l’écrit et numérique par Lucie

Tablette : Atelier échelonné de lecture

MontessoriAvec la tablette et l’excellente application Dictée Montessori,  chaque enfant utilise les aides dont il a besoin pour encoder (ou recopier) des mots contenant des phonèmes simples.
Trois niveaux de difficultés sont « naturellement » accessibles à mes élèves de grande section. Ils les utilisent en fonction de leurs compétences. (Cf Atelier échelonné)

Niveau 1 : Recopier les mots

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Une image s’affiche sur l’écran (une vis). L’enfant cherche comment l’écrire. Dans cette vidéo, l’élève utilise l’aide pour chaque lettre du mot.
Il s’agit ici d’un simple exercice de discrimination visuelle.
Après plusieurs réussites à ce niveau,  cet enfant cherche à faire « plus difficile » en recopiant des mots en cursive…
Notre organisation de classe un peu spécifique produit ses effets 😉

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Mais en même temps qu’il recopie le mot « col », il s’impregne du son courant des lettres. En effet, à chaque fois qu’il en déplace une, le son est prononcé (option à sélectionner dans les réglages de l’application).
L’air de rien, il acquiert de nouveaux outils pour lire.

Après avoir pris de l’assurance et en regardant faire sa camarade d’à côté, il passera plus tard au niveau 2. Les élèves travaillent à deux sur une tablette, chacun travaille le temps d’un sablier (5minutes) et passe à son voisin.

Niveau 2 : Encoder phonème par phonème

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L’application énonce le son à chercher à chaque fois qu’on touche une case. Le mot est ainsi décomposé en phonèmes par la tablette. L’enfant l’écoute et sélectionne la lettre correspondante.
Le niveau d’analyse phonémique de cette élève ne lui permet pas encore d’encoder directement le mot, mais le numérique lui donne l’occasion d’exploiter et d’affiner sa connaissance des sons des lettres.  Ce qui n’est déjà pas mal pour une grande section !

Niveau 3 : Encoder des mots

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Les élèves qui s’y sentent prêts encodent sans aucune aide les mots.

Redire ici combien les enfants ont envie d’apprendre, de progresser, si on leur en donne les moyens et si l’Éducation nationale nous le permet, notamment en ne parquant pas autant d’enfants dans les classes…

Pas sûr que des élèves entendent le son de la tablette à 30 bambins !

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À propos d’envie de progresser, dans cette dernière vidéo, l’apprenti lecteur « gronde » son voisin qui a ouvert l’aide sans qu’elle le souhaite alors qu’elle cherchait la graphie du « l » en cursive. « Laisse moi faire seule » semble dire cette petite fille, ce qui n’aurait pas déplu à Maria Montessori 😉

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Bilan

Chaque enfant a noté ses réussites sur un brevet :

  • 3 élèves sur 6 ont saisi une partie des mots de la liste. Sur certains, plus accessibles, ils explorent le troisième niveau.
  • 3 élèves ont tout réalisé, en utilisant progressivement le moins d’aide possible.

Lors d’une seconde séance, certains termineront leur travail tandis que ceux qui ont déjà « tout fait » reprendront leur brevet et s’entraineront à écrire sans aucune aide les mots (en cursive s’ils le peuvent). Difficile de leur proposer la deuxième série de mots de l’application : les difficultés sont trop éloignées de leurs compétences. Ce sera pour le CP.

Capture d’écran 2013-06-20 à 22.06.08

Enfin, à regarder faire les enfants, on mesure leur enthousiasme et la richesse du numérique : avec le multimédia et l’interactivité, la dictée muette de Montessori  démultiplient sur la tablette les apprentissages. Si les élèves ont commencé à apprendre à lire avec l’enseignant, l’application les propulse chacun un peu plus loin.

Et de façon autonome : pendant ce temps là, je peux m’occuper des petits et moyens de ma classe unique maternelle.

Seul petit bémol de cette application : la graphie du f en cursive est erronée.

À noter : Cet atelier fait partie d’un plan de travail présenté sur cet article.

APS et tablette

« Apprendre à porter secours » fait partie de nos missions.
La tablette peut nous faciliter la tache…

Les dangers de la cuisine :

Pour une première approche, nous avons utilisé Kitchen Monster de Poca Boca, une petite application gratuite qui plait beaucoup.
Il s’agit de préparer à manger aux monstres et de les nourrir… Ils réagissent parfois « monstrueusement » en fonction du menu, au grand plaisir des joueurs.

L’enfant peut couper, mouliner, faire cuire, ébouillanter… Bref effectuer des actions où il y a beaucoup à dire !

À partir de copies d’écran du jeu, nous avons échangé sur les dangers de la cuisine, appris à reconnaitre les risques de cet environnement familier (Voir la grille de compétences.)


Ils jouent à deux sur une tablette, avec un sablier de 3 minutes qu’ils retournent à chaque changement de joueur.

Les dangers de la maison :

Nous avons exploré l’application « Pas d’accident dans ma maison » de manière collective, avec les MS/GS en branchant la tablette sur un vidéo projecteur.
Pour chaque objet d’une pièce de la maison, l’enfant doit indiquer si :
– Il est interdit d’y toucher (feu rouge)
– Il peut l’utiliser en faisant attention (feu orange)
– Il peut l’utiliser sans risque (feu vert)


Après plusieurs séquences d’échanges (pourquoi dis-tu que c’est interdit ?),  ils ont travaillé en autonomie par deux sur la tablette.
Dans la deuxième partie du jeu, les objets sont présentés dans leur milieu et l’enfant doit indiquer à nouveau le degré de dangerosité.

Le retour des parents confirme l’impact : Quand ma fille descend les escaliers, elle me dit « Attention Maman, c’est orange, faut faire attention ! ».

Bilan

Cette fiche a été renseignée par les enfants. Certains l’ont réalisée en deux fois, tous l’ont réussie.

Prolongements

Dans l’école, les environs, photographier, classer les objets ou lieux dangereux, ceux qui sont interdits, ceux pour lesquels il faut faire attention.

Les petits livres A4 ?

Le petit livre A4

Un pliage astucieux, un coup de ciseaux, voilà un petit livre à partir d’une feuille de papier :






Ce format m’a donné envie d’en créer, d’en faire créer par les enfants.
Un support d’apprentissages motivant.

Les Editions Célestines

Un joli morceau de toile proposé par cette association où l’on retrouve autour des petits livres :
des vidéos,
des publications d’enfants, d’adultes,
des fichiers vierges sous tous les formats,
un espace de publication…

Merci 😉

L’écriveron

Avec L’Ecriveron, une application crée par Philippe Tassel, un texte (sans image) est automatiquement mis en page sur une feuille, prêt à être plié.


Plus difficile à utiliser en maternelle, mais une bonne adresse à garder.
(On peut même faire de minis livres A6 pour, au quotidien,  déclarer sa flamme ou la liste de courses à prendre 😉 )

Répertoire de graphisme à construire par Christine

Construction du petit livre de graphisme

L’enfant dessine sur la page blanche du petit livre, avec des feutres fins, sans colorier.
L’enseignant repère des graphismes spontanément tracés dans les dessins et les reproduit dans la page de droite, en les compliquant un peu (combinaison de plusieurs graphismes, orientation, régularité…) On peut utiliser toutes les rangées ou une rangée sur deux pour les moins performants.

 Utilisation des petits livres comme répertoire graphique

Lorsqu’ils sont terminés, les petits livres de graphisme sont collectés et mutualisés :  l’ensemble constitue un répertoire commun pour d’autres travaux de graphisme.
Cette appropriation des idées, tracés des uns et des autres fait évoluer les élèves.

Quelques temps plus tard, forts de cet enrichissement, nous pouvons construire de nouveaux petits livres de graphisme.

Télécharger le petit livre vierge