Le blog Maternailes

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Témoignages et échos

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dimanche 5 mai 2013

Pratique de classe : Le témoignage de Sophie

Je partage avec vous ce petit bonheur...

" Tout d'abord merci, une fois de plus, pour tout le travail fourni et ce partage. Grâce à ton site j'ai réussi à commencer à fonctionner en accord avec moi-même.
Ce qui me pousse à t'écrire c'est ma récente inspection.

Voilà deux ans que je fonctionne, en première partie de matinée, avec le système d'ateliers échelonnés. Je l'ai adapté à ma classe car c'est en forgeant.....et certains aspects du fonctionnement étaient difficiles à mettre en œuvre (je ne fais pas de deuxième tour par exemple, mais les ateliers durent au moins 30 à 40 min).

J'ai une classe de PS MS (j'oscille entre 30 et 35 élèves depuis 4 ans). Cette année j'en ai 31 mais ma classe a été élargie. J'ai donc énormément de place et j'ai pu installer de nombreux coins jeux accessibles à deux enfants (gérés par des chouchous). Les MS ont, depuis janvier un plan de travail qu'ils peuvent faire sur ce temps là. D'où une classe qui permet de circuler et de ne pas avoir trop d'élèves sur les ateliers.

Je me régale!
Je suis déchargée un jour par semaine pour la direction (j'en profite depuis septembre... jusqu'à quand ?) et ma collègue est ravie de prendre le relais de ce fonctionnement. Bref c'est chouette.

Mme l'Inspectrice est donc venue il n'y a pas longtemps et a été sidérée par l'autonomie des élèves qui savent pourquoi ils sont là et ce qu'ils veulent faire, ou ne pas faire. Elle a aimé le fonctionnement de cette "ruche" où le rythme de chacun est respecté. Sidérée parce qu'elle n'a pas vu de rupture entre le temps d'accueil et le passage aux ateliers...tout en douceur. Pas de regroupement interminable et inutile. Bref que du positif et c'est tant mieux pour mon ego! Oui, ça fait du bien de savoir que les heures sup, ça peut payer!!

Je voulais donc, Christine, te faire partager un peu de ce bonheur et surtout, surtout, te dire merci de m'avoir ouvert d'autres horizons de par tes réflexions et ton partage. Tout est possible quand on en est persuadé.

A très bientôt
Sophie
"

dimanche 17 mars 2013

Ateliers échelonnés et taux d'encadrement

Je viens apporter mon témoignage ici pour avoir mis en place les ateliers échelonnés dans une classe de 23 tps/PS/ms l'année dernière et réitéré cette année avec 32 PS/ms/gs.
Si j'ai eu beaucoup de satisfactions l'année dernière, je me suis sentie un peu moins à l'aise avec cette année avec 32 élèves:

- Difficulté à faire passer les 32 élèves pendant le temps d'atelier imparti.
- le taux d'encadrement étant plus faible que dans une classe de 20, je me suis retrouvée avec des PS errant dans la classe malgré les tables d'activités corollaires laissées à disposition et du coup une ambiance de classe très bruyante.
- En plus des 3 ateliers echelonnés, mise en place de 4 ateliers autonomes pour les gs, ce qui veut dire 7 consignes à donner, retardant d'autant l'ouverture de l'atelier dirigé...du coup difficulté à voir tous les enfants à cet atelier sur la semaine.

J'abandonne donc les ateliers échelonnés, après un an et demi de pratique, car j'y suis contrainte... mais je vous remercie, Christine, pour votre travail formidable.

Merci pour ce témoignage.
Il ne s'agit plus d'enseigner à 32 élèves.
Organiser un cadre de (sur)vie le moins toxique possible
. Les enfants qui le peuvent progresseront peut-être.

A suivre cet article très court du Café Pédagogique :
"L'enseignement en maternelle a-t-il un impact sur le réussite scolaire plus tard ? Oui répond l'OCDE qui démontre, à partir de PISA, que les jeunes qui ont été scolarisés en maternelle ont un niveau plus élevé. Mais alors pourquoi la France, le pays qui scolarise tous les bambins dès 3 ans, n'a-t-elle pas de meilleurs résultats ? "

Parce qu'elle est la seule à entasser ainsi sa petite enfance.
Merci à François Jarraud qui pointe cette terrible particularité de l'école maternelle française...

Le périscolaire est maintenant lui aussi touché. M Peillon précise dans sa lettre aux maires de janvier 2013 :" un assouplissement des taux d'encadrement des activités périscolaires sera mis en place afin de faciliter la mise en œuvre d'activités périscolaires tout en garantissant un encadrement de qualité. Il est prévu que les normes d'encadrement des accueils de loisirs, actuellement d'un adulte encadrant pour dix enfants de moins de six ans et un pour quatorze enfants de six ans et plus, soient portées respectivement à un pour quatorze et un pour dix-huit enfants, pendant une durée de cinq ans, dans le cadre d'un projet éducatif territorial."

Christine

mercredi 13 février 2013

Ateliers échelonnés : le témoignage de Malika

J'aime décidément beaucoup internet et l'essaimage de pratiques qu'il permet !
Sur ce document, Malika présente sa façon d'introduire les ateliers échelonnés, son expertise.

"J’ai mis en place « à l’essai » le dispositif des ateliers échelonnés cette année, c’est à dire que j’ai testé ce dispositif une fois par semaine pendant 3 mois.

Le temps consacré à ces ateliers était d’environ 30 minutes.

Les ateliers étaient « ouverts » les uns après les autres à la fin du temps d’accueil sans regroupement préalable.
Les consignes étaient données aux enfants directement au moment de l’ouverture de l’atelier.
J’ouvrais l’atelier autonome et l’atelier dirigé par l’ATSEM puis, en dernier, l’atelier que je dirigeais.


Les places aux ateliers étaient limitées selon le matériel nécessaire et les nécessités de l’activité (entre 4/5 et 8 enfants).
Les élèves avaient pour consigne de faire au moins un atelier pendant le temps de fonctionnement..."

On peut télécharger ses brevets sur le répertoire.
Merci ;-)

lundi 29 août 2011

Catherine, en MS/GS

Les groupes de couleur, les ateliers sur lesquels les groupes tournent..., je sentais bien que ce n’était pas le type d’organisation que je voulais pour ma classe, surtout après mes 2 années passées sur un poste de maître E.

J’ai profité d’un long congé parental pour fouiller sur le net et découvrir d’autres types d’organisation, d’autres entrées pédagogiques. Et j’ai découvert le site de Christine.

De retour sur une classe de MS/GS (je travaille en ZEP), j’ai décidé de me lancer et de mettre en place les ateliers échelonnés et les inscriptions volontaires.

Lors de la réunion de rentrée avec les parents, j’ai expliqué le système. Les parents présents ont posé des questions, et sont partis satisfaits !

J’ai commencé par proposer 2 ateliers (les 2 semaines de rentrée) : certains enfants ont tout de suite compris le fonctionnement et allaient s’inscrire, d’autres n’ont fait que jouer. En prenant le temps de les observer, j’ai pu cibler ceux qui avaient besoin d’aide pour se mettre au travail. J’ai vraiment apprécié cette approche (moins d’ateliers, plus de temps pour les voir jouer), qui m’a permis d’observer les élèves, de parler avec eux, de cibler certains besoins.

Puis mise en place de 4 ateliers. J’ai fait en sorte, au début, de ne pas être indispensable au fonctionnement d’un atelier particulier, pour pouvoir passer facilement de l’un à l’autre.

J’ai été surprise de constater que, rapidement, la majorité des enfants avait intégré ce type d’organisation : regarder le plan de travail (atelier proposés), s’inscrire, mettre une croix quand l’atelier est fait, expliquer aux autres l’atelier pendant les moments de bilan.

Au fil du temps, chaque enfant a développé une stratégie de travail personnelle : faire tous les ateliers le plus rapidement possible pour jouer « la conscience tranquille », décider tel jour de faire tel atelier, proposer aux copines de faire un atelier ensembles, faire tous les niveaux d’un atelier…ou attendre que la maîtresse vienne le chercher pour se mettre au travail !

Je n’ai pas beaucoup utilisé les brevets (entre l’apprentissage, pour moi, de ce nouveau système, et l’inspection, et ma vie de famille avec 3 enfants, je me suis un peu perdue !)…c’est mon objectif pour 2011/2012. A propos d’inspection…notre inspecteur n’avait jamais vu ce type d’organisation, il a réellement apprécié. Il a trouvé les enfants autonomes, actifs dans leur apprentissage, capable de dire ce qu’ils avaient à faire.

Oui, « Maternailes » a contribué à rendre les enfants autonomes (ce qui me laissait vraiment de la disponibilité pour les enfants en difficulté, pour ceux qui n’avaient pas envie de quitter le monde du jeu, pour ceux qui avaient besoin de plus temps pour devenir élève) et responsables, à donner du sens aux apprentissages.

Je vais attaquer une deuxième année, modifier certaines choses, travailler avec des amies qui ont aussi envie de faire évoluer leur pratique.

Un vrai plaisir d’enseigner…

Catherine Djaroud-Roos
école maternelle Langevin,
MS/GS (2010/2011, 2011/2012),
Strasbourg

PS : J'ai profité du témoignage de Catherine pour déménager toute la rubrique "Témoignage et écho" sur ce fil du blog :

mercredi 29 août 2007

Géraldine en PS/MS/GS

J'ai découvert le site de matern'ailes il y a pas mal de temps déjà et j'adorais la gestion de la classe, que je pensais un peu irréaliste..

Pourtant, ça fonctionnait, là-bas de l'autre côté de la toile !

Alors, cette année (2006-2007), je me suis lancée... J'ai démarré la classe de façon classique, avec mes petits, mes moyens et mes grands. Puis en après-midi, j'ai instauré le système : sur les tables codifiées par thème (lecture, puzzles etc..) ont fleuri des boites de Ri(pas de pub)CORE peintes en acrylique et des étiquettes individuelles aimantées...
J'avais mis au départ que 3 boites : coloriage, puzzles et mon atelier (un jeu de société connu). J'ai d'abord travaillé sur l' organisation, les ateliers étaient un peu "placebo".
En une semaine, ce fut acquis puis j'ai augmenté les boites, et les ateliers .
Au départ, j'ai travaillé avec 23 élèves ; 2 de mes 6 petits ont tout de suite adhéré, les autres trop envie de jouer ! Plus tard, j'ai instauré un "petit moment" avec ces petits, après le goûter, pendant que les MS-GS jouaient ou lisaient pour avoir chaque petit au moins une fois par jour.

Puis, au fur et à mesure, la mayonnaise a pris, seul souci : le bruit.
Alors on a instauré des petits trucs (quitter le coin regroupement en chuchotant, naviguer vers les groupes trop bruyants voire les exclure des coins jeux -aïe mais ça fonctionne- etc..)
Une collègue est venue me remplacer lors d'un stage, mais n'a pas souhaité tenter l'expérience. A mon retour, les élèves ont souhaité travailler "mélangés". Alors on a poursuit ! Et en moins bruyant même ! Dans l'année, les petits se sont pris au jeu... deux ateliers de faits = un ordinateur pour soi, sans tuteur !

L'année prochaine, j'aurai 27 élèves dont 11 ps 5 ms et 11 gs. Au début, les petits auront leur emploi du temps propre, à la classique mais les ms-gs travailleront mélangés, avec un système de fiches " contrat" pour gérer les ateliers en autonomie. Dès qu'ils en auront l'envie et la maturité, ils seront les bienvenus dans ces ateliers.

Ce que j'ai apprécié surtout, c'est le fait de laisser le temps aux enfants de jouer (quoi de plus frustrant que de démonter la tour en légos car il faut la table pour dessiner ...) mais aussi l'autonomie des élèves : les plus grands montrent aux petits, les petits voient et font comme les plus grands..
Oui la mise en place a été difficile car inhabituelle, oui il a fallu faire quelques concessions (partir vers l'inconnu, mais que va-t-il se passer ?)
Non, je ne regrette rien, non je n'arrêterai pas (j'ai 3 semaines d'avance avec mes élèves par rapport à ma précédente progression )
Il faut bien penser ses outils de travail pour ne pas aller dans l'inconnu (choix des ateliers, des jeux, gestion de l'espace)..

En fait, dans cet aspect vagabond, tout est calibré en arrière.

Pour ceux et celles qui veulent tester, je vous conseillerai de le faire sur une semaine, le temps que chacun trouve ses repères, avec des ateliers de "révisions".
Bien sûr, on a le droit de ne pas aimer, mais on a le droit de goûter !

Géraldine, chargée d'école en rase campagne.

mercredi 21 février 2007

Christine en MS/GS

Nous sommes le 22 septembre 2006, soit à peine trois semaines après la rentrée. 15 ans de métier, dont 10 ans de brigade départementale, mais je débute en maternelle, avec 28 enfants de MS-GS.

J'ai longuement réfléchi à la mise en oeuvre des ateliers échelonnés ayant d'emblée décrété que si pour ma première année, je n'innovais pas, je n'aurais jamais le courage de remettre en question mes pratiques au bout de 2-3 ans. Alors, j'ai mis en place, au début progressivement (pour me rassurer), en conservant plus ou moins les traditionnels accueils et rituels pour ne pas trop "choquer" parents et enfants. L'horreur ;))))
Ça fonctionnait, mais très mal, je pressentais fort bien le potentiel de cette organisation différentielle sans pouvoir l'expérimenter jusqu'au bout.

Alors j'ai re-changé, ai mis en place les ateliers dès l'accueil, ai expliqué mais seulement aux parents, parce que les enfants ont adhéré tout de suite, la "liberté" et le "pouvoir" (relatif et dosé) d'agir sur leurs apprentissages leur convenant parfaitement.
(J'ai été très agréablement sidérée de constater la réaction des enfants après quelques jours de succès de la mise en place des ateliers; certains polissons chroniques sont tellement absorbés qu'ils en oublient d'être polissons, certains enfants très "scolaires" affichent une grande timidité pour intégrer les activités, sans doute l'insécurité relative les met mal à l'aise. Ce qui est sûr, c'est que mettre en place les activités dès l'accueil permet une concentration quasi immédiate des enfants, ce que je ne pouvais pas obtenir après 15-20 minutes d'accueil, de jeux, de cris, d'excitation généralisée...)

Et ce fut le succès, le pur plaisir d'enseigner (Nous enseignons, mais Eux, qu'apprennent-ils?), le bonheur d'une classe en travail pendant plus d'une heure sans même réaliser le temps qui passe.
Les rituels sont déplacés vers 9h45 - 10 h mais quelle importance? Je suis une maîtresse atypique (dans l'école) et comblée qui se fait "gronder" quand elle interrompt une activité pour cause d'horaire (Moi: Ah, vite, il faut ranger, c'est l'heure des mamans! Eux: Mais maîtresse, on n'a pas fini ! ! ! )

Beaucoup de travail à effectuer encore pour parfaire l'organisation matérielle, bcp de réflexion pédagogique, bcp de recherche d'activités appropriées, bcp de constats de réussites ou d'échecs dans la mise en oeuvre des activités, mais que de riches moments de classe en perspective...
ET quand j'explique aux parents que cela ne présente aucun intérêt de gratifier le travail de l'enfant du traditionnel :) ou :( mais que je m'attache davantage aux raisons d'un échec pour aider l'enfant à progresser, les inquiétudes légitimes des parents fondent.

Christine Coutaud,
Septembre 2006


Février 2007 : Des nouvelles de ma classe


Les vacances approchant dans mon département, il est temps que je prenne un peu de recul et fasse mon bilan personnel...
Du point de vue de la maîtresse :
C'est toujours un challenge impressionnant de réfléchir en termes d'apprentissages échelonnés au moment de préparer ma classe, les idées pour constituer une progression graduée, accessible à tous et incluant les compétences à acquérir n'étant pas spontanées... Ce n'est pas que je manque d'idées ;) c'est que j'ai encore du mal à les décliner en plusieurs niveaux de difficultés. Mais je perçois mieux la manière dont je dois définir mes objectifs pour que ceux ci soient tellement clairs pour les enfants qu'ils puissent d'eux-même expliciter la consigne et se l'auto-approprier.
Je me suis vite aperçue que les enfants ont toujours une oreille qui traîne, et que l'atelier échélonné que je mets en place peut au bout de quelques jours être complétement géré par les enfants eux-mêmes, les premiers à l'avoir accompli expliquant, corrigeant les autres.

Mon problème "annexe" est que je ne dispose pas d'une ATSEM à temps plein. Autre problème, mes ateliers durent trop longtemps, je ne peux pas effectuer de seconde rotation, mes activités sont donc très probablement encore axées sur l'organisation de l'école élémentaire, sans doute faudra-t-il que je prépare plus "simple".
Je n'arrive pas encore à établir de plan de travail (c'est sur ce point que je vais aussi travailler d'un point de vue pédagogique pour le reste de l'année) mais je suis quand même rassurée de voir que l'élan et la curiosité des enfants au début d'un atelier échelonné sont toujours aussi intenses.

Mes petites fiertés personnelles :
Les progrès réalisés par certains évidemment!
Le "climat" serein dans la classe, c'est impressionnant le calme (je n'ai pas dit le silence :)) dans une classe maternelle...
L'autonomie acquise par les enfants qui ont appris à se découvrir, à travailler ensemble, à comparer leurs productions, à s'inspirer des idées des uns et des autres, à s'écouter. Aucun "groupe" n'étant constitué, ils ont très vite pris l'habitude d'aller spontanément les uns avec les autres, à être constamment mélangés.


Du point de vue des élèves :
Laisser les enfants progresser à leur rythme donne des "résultats" très surprenants : les évaluations de janvier étant achevées, je me suis aperçue très surprise que sur 28 élèves, je n'en ai que 3 en "difficulté" : 1 parce qu'il est assez souvent absent, donc il perd logiquement le "fil", 2 à cause de "problèmes" extérieurs à l'école. Mais les dites difficultés ne sont pas insurmontables. ;)) Pour les autres, dont certains me posaient un peu souci, globalement TOUTES les notions sont acquises ou sur le point de l'être. Cela implique que certains ont accompli une progression fulgurante depuis septembre et pour d'autres c'est moins rapide, l'important est que les progrès aient été réalisés. Les évaluations proposées étant "normalisées" et non formatives comme je l'aurais souhaité, mais en innovant avec ce type de pédagogie il fallait absolument que je vérifie la conformité et l'adéquation des acquis avec les compétences nationales.

Du point de vue "extérieur" :
Il y a beaucoup de personnes qui ont circulé dans ma classe, avec ou sans moi d'ailleurs ;)) Directrice d'une école de quatre classes, une PE2 est présente tous les lundis; j'ai également été en stage pendant 4 semaines, remplacée par une autre PE2, et dernièrement, un autre enseignant était présent dans la classe avec moi... En démarrant cette pédagogie, c'est très difficile pour moi d'expliquer en quelques dizaines de minutes le fonctionnement de la classe. Pour les PE2 qui ont "pris" la classe, cela ressemble beaucoup à de la pédagogie Freinet. Pour le brigadier qui est venu avec moi dans la classe, la surprise est venue du fonctionnement très souple et qui a priori, lui semblait peu structurant et "cadré", de la liberté du choix des ateliers; il a également trouvé que les activités proposées étaient difficiles, puis avec une matinée seul dans la classe, il a constaté de lui-même le résultat.
C'est aussi très important pour moi de bénéficier de ces éclairages de collègues, jeunes ou expérimentés, cela me permet de mieux cibler les atouts et les inconvénients du dispositif, de mieux définir mes pratiques.

Et du point de vue des parents ?
Les parents, dans ce village, se connaissent tous, discutent beaucoup entre eux. Ma classe, 13 MS et 15 GS est la copie conforme de la classe de ma collègue, qui fonctionne de manière traditionnelle. Les interrogations légitimes des parents en début d'année, se font plus discrètes à présent. Les cahiers des enfants sont distribués à chaque fin de période, peut-être les parents ont-ils comparé les travaux des 2 classes.... et se sont rendus compte que les compétences à atteindre étaient les mêmes, et étaient acquises.

Bilan :
Je suis toujours dans la pratique des ateliers échelonnés, et je ne risque pas d'en changer, c'est une recherche pédagogique permanente mais une telle richesse dans les découvertes et apprentissages des enfants!!!
Christine Coutaud
MS/GS
École de St Julien Les Rosiers - Gard

mardi 29 août 2006

Gaëtane, en MS/GS

Septembre 2006 : découverte d'un monde nouveau...

Rentrée en cycle 1, dans une école semi-rurale, milieu socio-culturel favorisé, en Charente Maritime. Classe de 24 élèves, 13 Moyennes Sections, 11 Grandes Sections. Aucune expérience en cycle 1, j'ai passé mes six premières années d'enseignement en cycle 2 ( GS-CP, CP-CE1, CP…).

Les trois premières semaines sont consacrées à la mise en place de l'emploi du temps, des ateliers, des groupes…
Conseils pris auprès de ma collègue ayant en charge les PS-MS, auprès des copains ayant plus de bouteille en cycle 1, sur Internet…
Panique à bord !

Comment faire pour organiser des ateliers sur une semaine, soit 8 activités différentes ! Comment choisir les domaines à travailler, comment les répartir de façon équitable ? Quelles sont les priorités ? Comment se démultiplier pour être partout en même temps pour expliquer les consignes de travail ? Comment respecter le rythme des enfants ( moments forts, coups de fatigue, …) ?

Comment maintenir 24 gamins à l'écoute lors des regroupements ? Empêcher les coups de pied, les morsures, les babillages, les glissements furtifs à quatre pattes, les " scratchs " des chaussures sur le tapis ? Que faire de ce bambin de 4 ans qui refuse tout atelier, paniqué dès qu'une nouveauté pointe son nez ? Claude (ATSEM) se posait aussi des questions : c'est toujours difficile d'assumer un groupe qui achève son activité en 5 minutes alors que les autres en ont pour une demi-heure ! Pourtant elle a plus d'expérience que moi !!!
Et pourtant, ce système à l'air de fonctionner chez mes collègues…

Je commençais à regretter sérieusement l'organisation plus rassurante des classes de CP… A me dire que je n'étais pas faite pour enseigner en maternelle…

Samedi 7 octobre 2006 : errances sur Internet.

Je cherche des idées, des pistes sur les sites des collègues… des aides pour organiser la classe…
Je retrouve quelques " favoris " de cycle 1 conseillé par un ami, dont le lien vers le site Maternailes.net… En lisant, je suis stupéfaite : je retrouve exactement la description de ma classe, ainsi que les questions que je me pose depuis des semaines.
Mais cette fois, il existe des réponses !
Dimanche, je réfléchis à toute vitesse : impossible de bouleverser tout l'emploi du temps à cause du créneau EPS (nous avons une superbe salle de sport, avec des créneaux aménagés pour chacune des 5 classes de l'école), mais je peux me lancer dans l'aventure des ateliers échelonnés. Pas trop le temps de préparer des activités, alors je " pique " sur le site tout ce que je peux trouver sur les premiers jours de l'année ! Car ce lundi 9 octobre sera une deuxième rentrée pour moi…

Lundi 9 octobre 2006 : c'est parti !

Claude est rapidement mise au courant des modifications, entre 8h30 et 8h50. Elle réagira très vite en préparant, en deux jours, des boîtes pour s'inscrire aux ateliers (pas le temps de faire pousser des arbres !).

Les élèves se sont égayés dans la classe, à l'accueil.
Quelques-uns viennent me voir après quelques minutes : " Qu'est-ce qu'on fait, maîtresse ? Où sont les ateliers ? " " On fait la date ? "… et c'est parti !

Les deux premiers jours sont un pur bonheur.

Les enfants s'adaptent très vite.
Ils sont avides de faire plusieurs ateliers, un peu surpris de pouvoir retourner jouer en attendant qu'un premier tour soit fini. Seuls quatre ou cinq élèves restent à aller chercher aux coins jeux , et ce sont toujours les mêmes… les choses se déroulent comme décrites sur le site des Maternailes (ou presque !)

Claude est enthousiaste. Elle est très intéressée par notre expérience. Nous n'avons plus ce souci commun : que faire des élèves qui finissent avant les autres ? Que faire des élèves qui ne finissent jamais ?

Octobre, début novembre 2006 : il existe aussi quelques problèmes…

Bien sûr… Tout n'est pas aussi facile que le chapitre précédent le laisse croire !

L'emploi du temps :

J'ai un problème avec les horaires d'EPS. J'ai la salle de 9h30 à 10h15. Donc en plein milieu des ateliers échelonnés.
1er essai : Démarrer les ateliers dès 9h10, décaler la motricité à 9h40. Partir dans la salle sans rien ranger, puis revenir à 10h15 (passage aux toilettes).
Regroupement pour calmer tout le monde : lecture d'une histoire, rituels de date et météo.
Reprise des ateliers…
Horreur, il reste à peine 20 minutes avant la récré de 10h50.

2ème essai : Décaler le sport en fin de matinée, après ma collègue, et non avant. De 10h50 à 11h35… du coup, nous sortons en récréation seuls, avant l'autre classe, de 10h15 à 10h45.
Pas terrible, je ne vois plus ma collègue de la matinée, elle est dans la salle de sport pendant que nous sommes dans la cour, les enfants se font des coucous par les baies vitrées ! Et ce créneau horaire sera très vite pris par des intervenants extérieurs venant pour le cycle 3.

3ème essai : Commencer par le sport ! Accueil rapide de 8h50 à 9h00, puis on file dans la salle dès que tous les enfants sont là (en théorie à 9h00…), sans rien ranger. Trente minutes plus tard, passage aux toilettes, regroupement, etc…
Ateliers échelonnés de 9h45 à 10h50. Pas mal ! Nous en sommes là. C'est dommage pour l'accueil du matin… Vous avez d'autres idées ? Sachant que je ne désire pas demander à ma collègue de modifier son emploi du temps, bien rodé maintenant. Nous avons déjà fort à faire avec les décloisonnements des MS et les passages à la bibliothèque…

Ateliers autonomes :

Je n'en propose qu'un pour l'instant. Par manque d'idées et d'habitude.
Du coup, les coins-jeux sont très visités, et mes " irréductibles " y restent scotchés malgré les semaines qui passent.
Il va falloir organiser des activités " attractives ", où les compétences à travailler le sont par le jeu… sans pour autant négliger les élèves qui sont avides d'activités plus " scolaires ".
Je ne pense pas assez souvent au graphisme, aux arts plastiques… J'hésite toujours à laisser des enfants en autonomie en graphisme ! Malgré l'existence de fiches plastifiées très pratiques dans la classe…

Ateliers échelonnés :

Je me suis (très) fortement inspirée des activités proposées sur le site (numération avec les marrons, album Les Trois Ours, de Byron Barton), mais j'ai aussi " créé " des ateliers à partir d'un album intitulé " Sept souris dans le noir " (avis aux amateurs…).

Problèmes :

Lorsque nous sommes sur une série d'ateliers dérivés d'un album, j'ai l'impression de négliger les maths… Lorsque numération et langage sont à l'honneur, quand est-ce que je " case " les arts plastiques, la découverte du monde ? Je suis encore trop dans l'esprit Cycle 2…
Lorsque je prévois un atelier " peinture ", c'est la ruée car je n'en propose pas assez souvent ! Les élèves veulent tous le faire, et restent plantés devant les boîtes en attendant qu'une place se libère !
A ce jour, les élèves ne passent que dans un seul atelier par créneau d'une heure. Les activités que je propose sont-elles trop longues ? J'aurai besoin de vos conseils et de vos témoignages, chers Internautes…
En conclusion…

Je ne regrette pas mon choix. Il n'est pas de tout repos et soulève bien d'autres interrogations.
Mais tout ce qui m'éloignait du plaisir d'enseigner en cycle 1 n'est plus.
Claude, l'ATSEM, est ravie. Nous discutons beaucoup.
Ma collègue de PS n'est pas partante (pour l'instant) pour les ateliers échelonnés, elle trouve qu'il faut un cadre plus précis, plus guidé pour les petits. On lui aurait fortement déconseillé à l'IUFM.
Mais j'arrive dans l'école, nous commençons tout juste à travailler ensemble.

Je lance l'idée d'un réseau d'idées, d'un réseau d'échanges avec les Internautes qui ont laissé leur témoignage sur le site Maternailes.net…

Pourrions-nous communiquer par courriers électroniques ?
Echanger des astuces, des pratiques, des projets ?
Que Christine, la " webmaîtresse ", ne soit plus la seule à nous alimenter !!!

Gaëtane,
Charente Maritime (17)

PS : Gaëtane a crée un groupe qui a réuni d'autres collègues pendant plusieurs mois. Nos échanges riches et chaleureux m'ont accompagné durant cette période.
Puis le cancer a gagné.

mercredi 11 janvier 2006

Florence en MS/GS

Pourquoi j'en suis venue à vouloir mettre en place une " autre " pratique de classe ?

Parce qu'il me semblait que le seul moment de bonheur et de réels apprentissages se passait au moment de l'accueil.
Parce que le moment de regroupement était un enfer pour moi, donc sans doute vécu violemment par les enfants.
Parce que ce moment de regroupement, de rituels et d'entretien, si ancré dans la pratique des classes maternelles, me semblait d'une totale inutilité pour les enfants qui n'étaient absolument pas disponibles, et me demandait une énergie phénoménale pour tenter de capter leur attention.
Parce que je cherchais une pratique qui soit proche de l'esprit Freinet, pédagogie que j'avais appliquée en élémentaire (le désir de l'enfant comme levier pour entrer dans les apprentissages, ce qui rend toute approche plus " naturelle "…).
Parce que je ne comprenais pas qu'on appelle " ateliers " ce qui ne sont en réalité que des activités tournant sur la semaine.
Parce qu'il faut être superwoman pour lancer 3 ou 4 activités en même temps, surtout avec une ATSEM sur la classe uniquement la moitié du temps.
Parce que je suis légèrement " allergique " aux groupes de couleur ou autres, qui enferment un peu les enfants ou les empêche de travailler avec qui bon leur semble.
Parce que je cherchais à mêler mes Moyens et mes Grands dans les activités de façon " naturelle ", encore une fois, sachant que bien souvent un bon Moyen est meilleur dans tel domaine que ne l'est un Grand. Mais pas forcément dans un autre domaine…
Parce que, pour être acteur de ses apprentissages, un enfant doit savoir de quoi il est capable, et pour cela, il est intéressant de le laisser choisir son niveau d'activités. Il est aussi intéressant de lui donner la possibilité d'évoluer en proposant toujours un niveau de difficulté supérieure.
Parce que c'étaient toujours les plus forts et les plus rapides qui allaient jouer après avoir fini leur travail.
Parce que du coup les moins rapides étaient aussi les moins performants, vu qu'ils lorgnaient sur leurs copains qui jouaient.
Parce qu'en pratique " ordinaire ", je m'ennuyais… Les enfants aussi ? Parce qu'en super-ZEP, on est obligé d'optimiser sa pratique, ne serait-ce que pour sa survie personnelle !

Comment ai-je changé ma pratique ?

En lisant beaucoup de témoignages sur diverses listes de discussion.
En discutant énormément avec les collègues.
En allant visiter une classe maternelle fonctionnant en pédagogie Freinet (beaucoup de choses m'ont plu, mais je n'ai pas été réellement convaincue d'une transposition possible dans ma classe de ZEP…)
En tombant un jour sur un site Internet devant lequel je me suis écriée : bon sang, mais c'est bien sûr ! C'était maternailes.net.
En en parlant à des collègues enthousiasmés à leur tour, et en décidant d'être trois à se lancer ensemble dans l'aventure.
En passant, il faut bien le dire, un temps considérable à réfléchir, à hésiter, à se persuader qu'une telle révolution vaut la peine.
Au bout du compte, en finissant par avoir " la foi " !
En étant un peu bousculée et obligée de mettre tout ça en place très vite à cause d'une inspection imminente.
En demandant de l'aide à Christine, la créatrice du site.
En lisant encore…

Les petits bonheurs :

J'ai été impressionnée par la vitesse avec laquelle les enfants se sont adaptés.
Ils ont très vite compris comment s'inscrire aux ateliers.

Ils apprennent à se connaître en choisissant eux-mêmes leur niveau dans les activités échelonnées.
On arrive aussi à être au plus près de leur - attention, je vais dire un gros mot - zone proximale de développement. Ils font ce qu'ils arrivent à faire, et tentent ensuite de progresser.
Il est vrai aussi, que c'est assez émouvant de voir un enfant observer ses copains qui sont déjà en atelier, de rester un long moment à analyser leurs gestes, leurs procédures, puis d'entrer à son tour dans l'atelier sans qu'on n'ait rien à lui expliquer !

La matinée se passe enfin sans cri, sans énervement de ma part. Tout semble plus doux, plus naturel, plus convivial.
Je peux très facilement ouvrir un atelier dans la bibliothèque attenant à ma classe, simplement en y posant un arbre.

J'ai retrouvé, au final, un vrai bonheur de classe.

Mes regrets, mes lacunes, mes ajustements :

Je regrette encore bien souvent l'entretien du matin, qui permettait de faire la transition entre la maison et l'école, tout en travaillant le langage. On fait l'entretien plus tard dans la matinée, après la récréation, mais il n'a sans doute pas la même valeur affective pour les enfants.
Il arrive encore que des enfants (toujours les mêmes) ne s'inscrivent pas spontanément à un atelier dans le créneau horaire. Ils pourraient jouer toute la matinée si je les laissais faire. Je suis donc obligée de les appeler, et de les " arracher " à leur jeu.
Je me laisse encore souvent dépasser, surtout lorsque je suis seule en classe (je n'ai une ATSEM que la moitié du temps) : il me faut alors trouver deux ateliers autonomes, ce qui est très difficile en début d'année, à moins de les mettre tous à la pâte à modeler…
Il m'arrive aussi parfois d'ouvrir un atelier qui n'a absolument aucun succès : personne ne s'y inscrit et je suis obligée de " forcer " certains enfants à y aller…
Ou bien d'autres fois, un atelier demande plus d'explication que la seule observation que ceux qui y sont déjà (l'effet vicariant ne fonctionne sans doute que dans cette fameuse ZPD, mon atelier était donc sans doute mal choisi…). Je fais donc la navette d'un atelier à un autre pour expliciter la consigne.
Instantanés de classe

J'ai encore bien d'autres " difficultés ", mais je ne les vis plus comme des difficultés, depuis que j'ai lu Bernard Devanne ( " Apprentissage de la langue et conduites culturelles "Bordas Pédagogie ).
Il faut, pour garder le cap de cette façon de faire, une profonde confiance dans les capacités de l'enfant à construire son propre parcours d'apprentissage. C'est vrai que c'est déroutant de voir un enfant délaisser voire bâcler son travail, ou bien ne faire qu'un atelier, et encore en lui rappelant plusieurs fois le contrat pendant le créneau horaire, mais il faut être persuadée que tant pis, il y trouve sans doute son compte, et évoluera par la suite.

En fait, c'est un peu pour ça, que surtout pour mes grandes sections, et comme le dit Devanne, j'ai choisi de bientôt mettre en place des ateliers permanents qui remplaceraient les coins jeux, pour éviter que certains persistent à s'enliser dans le jeu de construction ou la dînette. Des ateliers peinture ou calligraphie, découpage, argile, jeux mathématiques, lecture libre, lire-écrire... m'assureraient que même si un enfant ne s'inscrit pas à mon atelier dirigé, il est quand même en "production", ailleurs. Et cela m'étonnerait qu'un enfant engagé dans son propre projet de peinture le quitte au bout de cinq minutes.

D'autre part c'est vrai qu'avec ce fonctionnement la classe est très "vivante" ! Il faut faire un peu le deuil du "maître tout puissant"qui lui seul décide et donne le travail à faire au moment où lui l'a choisi. C'est rassurant, certes, les enfants sont calmes un temps, certes, mais quel ennui ! Quel échec pour une bonne partie de la classe qui ne sait pas ce qu'on attend d'eux à part rester assis bien sagement ! C'est vrai qu'une classe vivante, c'est plus fatiguant pour la maîtresse, surtout en ZEP. Mais personnellement, c'en est arrivé à une "vie" très positive et sereine. Ça bouge, ça se déplace sans cesse, mais ça ne crie pas, ça ne se bouscule pas, ça ne se bagarre pas, ça ne s'impatiente pas, et surtout la maîtresse n'a pas à dire sans cesse "tais-toi", "ne gigote pas", "fais ton travail". Moi, c'est ça qui me fatiguait le plus !

Florence Hinckel
MS/GS à Marseille
Janvier 2006
Le site de florence

mercredi 17 novembre 2004

Laure, en MS, raconte ses difficultés et ses renoncements

J'ai effectivement essayé de mettre en place les ateliers échelonnés... Malheureusement.... Je suis en Zep, j'ai une classe de 25 MS.

Les ateliers échelonnés fonctionnaient bien pour les enfants qui sont déjà "entrés" dans le système scolaire : ce sont plutôt les enfants francophones qui ont envie de faire et de réussir et qui par ailleurs sont plutôt en réussite scolaire. Le souci était avec les élèves qui ne sont pas encore "entrés" dans le système scolaire : j'ai quelques élèves qui ne tiennent pas en place, qui n'ont pas beaucoup de temps d'attention et en particulier un élève qui ne veut pas sortir du coin voitures et qui y retourne tout de suite après avoir bâclé son travail !


Voici quand même les expériences que j'ai faites :

1/ J'ai commencé en ouvrant les ateliers les uns derrière les autres de l'atelier autonome à l'atelier dirrigé : dans ce cas, certains enfants n'entraient jamais en atelier, il fallait toujours aller les chercher... Du coup ils ne faisaient qu'un atelier quand d'autres en avaient fait 3... D'autre part, les élèves qui étaient venus à l'ouverture de l'atelier en repartaient dès que je le quittais pour ouvrir le suivant...

Après plusieurs semaines pour essayer de réguler tout ça :

2/ J'ai fait choisir l'atelier lors du regroupement : en regroupement, les élèves venaient choisir leur atelier après que je les ai présenté puis tout le monde partait en même temps dans son atelier.
Cette fois, le soucis a été le temps d'attente au coin regroupement : j'ai des élèves très "remuants" et ça devenait très difficile à gérer.
J'ai 1 élève en particulier qui ne tient pas assis, qui parle tout haut, qui se déplace et tape presque constamment... et qui se sauvait encore au coin voitures !!!
Plus quelques autres +/- agités et bavards comme des pies ! De même j'ai essayé plusieurs semaines.
Je me suis donc décidé à revenir aux ateliers "traditionnels" avec des groupes... mais je ne me suis pas avouée vaincue ! Ce système me plaisait bien et aux enfants aussi, ils ont eu du mal à accepter de ne plus pouvoir choisir.... Mais il fallait se rendre à l'évidence : avec les ateliers échelonnés la classe était très "vivante" et je començais à "fatiguer". Les ateliers par groupe m'ont permis de ré-introduire un calme relatif, je me sens mieux dans ma classe. Maintenant que les élèves ont des habitudes de travail, j'aimerai remettre en place les ateliers échelonnés... mais je verrais ça après les vacances de Noël !


Laure