Le blog Maternailes

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mercredi 14 mai 2008

Modèles d'écriture


On peut créer sur ce site des modèles d'écriture qui respectent les liaisons, ce que ne fait aucune police TT correctement (Voir ici )
Il est possible de créer des ateliers échelonnés en variant facilement le type de lignes, la taille d'écriture, la quantité ...

Je crois qu'il ne faut pas hésiter à aller dans le mode expert, il y a plein d'options pour facilement varier, adapter l'écriture à la diversité des élèves.
A noter, certains collègues "branchés" demandent aux enfants de saisir leur propre modèle en mode standard. ça me semble interessant !
Le site est
Merci à l'auteur ;-)

J'oubliais : Avec l'abécédaire minuscule, des exemples de liaisons sont proposés.

ça peut constituer un "dictionnaire" des liaisons qui complète Abécécriture. ( Un enfant peut avoir besoin de retravailler la graphie d'une lettre ou les accroches entre les lettres, ce support peut l'aider à se remémorer une liaison déjà vue en classe.)
L'abécédaire est
@+

Je blogue, tu blogues...

Et nous crisons !


Du spam au kilomètre chaque soir sur le blog ,
Un ordinateur tout neuf qui plante tous les 3 mois ( avec des mails auxquels je n'ai jamais pu répondre...)
Mr Fnouc qui écrabouille ma dernière fibre informatique avec un 4ème : "Il faut réinstaller tout..."

Solutions radicales : Fermer les commentaires, Faire du tricot

Puis un jour, on m'a rendu une machine qui semble tenir la route...
Comme je n'aime pas le tricot ;-) , je vais tater de l'anti spam : tous les commentaires sont à nouveaux ouverts.
Voyons-voir...

@+
Toutes les précisions informatiques nécessaires ici

vendredi 21 décembre 2007

Les brevets

Cette année dans ma classe maternelle, j'ai choisi d'assembler petit à petit des brevets qui témoignent du niveau des parcours scolaires de chacun.
Des exemples sont en ligne
ça me permet notamment de faire figurer les apprentissages qui ne laissent aucune trace.

Je ferai sans doute une fiche synthèse pour chaque enfant en fin d'année.

@micalement
Christine

vendredi 2 novembre 2007

Le chapeau de sorcière

Une petite page du blog pour annoncer la publication du
de sorcière,
une comptine à construire avec des MS/GS. C'est ici

@+ Christine

samedi 6 octobre 2007

Le sens du tracé des majuscules : questions/réponses


"Pourquoi fais-tu commencer le A du Haut ?"

(Réponse en partie extraite de la page démarche)

Il n'existe pas de norme sur les majuscules d'imprimerie, à ma connaissance. Mais, dans ma classe, on trace toutes les longues droites des capitales d'imprimerie de haut en bas pour plusieurs raisons :

- A propos du A, cette lettre lorsqu'elle est démarrée par le bas finit souvent arrondie.

- De façon générale, commencer une lettre par le bas, amène l'enfant à "remonter" sur son tracé, en le cachant, en l'effaçant plus ou moins.
Il me semble utile qu'il ait une vision totale du tracé qu'il est en train de produire. En écrivant de haut en bas, l'enfant visualise où il démarre et où il doit arriver. Cela évite que la lettre ne finisse parfois sous la main.

- L'écriture cursive, qui sera celle employée plus tard par l'enfant, trace toutes les longues droites ( en dehors des boucles) de haut en bas, avec souvent une levée du crayon.( le d, le t..) Dans cette optique, il me semble intéressant de s'habituer à cette gestuelle avec les majuscules.

Toutefois, si je suis exigeante lors de l'apprentissage des lettres, lorsque l'enfant écrit un mot en capitale d'imprimerie je le laisse le faire à sa façon.
C'est la graphie correcte des lettres qui importe, quelqu'en soit le tracé, le principal étant que l'enfant s'approprie des mots, un plaisir d'écrire, sans prendre de mauvaises habitudes.
Et la "remontée" des majuscules,n'est pas une mauvaise habitude, juste une variante que parfois les parents "enseignent", partenaires qu'il est toujours bon d'associer.
Ce n'est pas un manque de rigueur, mais un ciblage de l' action éducative : la majuscule n'est qu'une étape permettant à l'enfant d'entrer dans l'écrit, elle sera abandonnée au profit de la cursive. J'informe d'ailleurs à chaque rentrée les familles : partager les majuscules d'imprimerie avec vos enfants autant qu'ils le veulent, mais laissez nous enseigner la cursive, qui demande beaucoup de rigueur et vigilence, de mauvais gestes pouvant nuire pour longtemps à la qualité de l'écriture.


"Pourquoi n'utilises-tu pas de flèches pour indiquer le sens de l'écriture ?"

Que ce soit au moment de l'apprentissage, ou sur les affichages, il n'y a aucune flèche dans ma classe.
Pourquoi ? Elles constituent un sur-codage difficile d'accès et un frein à l'appropriation du code écrit.

Je m'explique :
Essaie, par exemple, de faire déplacer par des MS un personnage sur écran avec les flêches du clavier. On s'apperçoit que pour beaucoup, le symbole flèche ne va pas de soi et demande un bon niveau d'abstraction et une bonne structuration spatiale, des compétences en cours de construction en moyenne et grande section.
Donc pas évident d'induire le sens du tracé par ce procédé difficile d'accès.

J'ai choisi pour ma part d'indiquer le début du tracé par de simples traits.


Par ailleurs, l'affichage qui est aussi une référence en lecture, ne doit pas, me semble-t-il être brouillé par ces informations "flèches" sensées aider l'acquisition de l'écriture.

@micalement
Christine

vendredi 31 août 2007

33 élèves en TPS/PS/MS/GS chez une collègue...

Extrait d'un article du Monde à propos du rapport d'experts sur l'école primaire :
"L'école maternelle "ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir l'école élémentaire", la première de ces conditions étant la maîtrise du langage oral. Or, outre son rôle d'accueil collectif, la maternelle "doit préparer les enfants à la lecture, au calcul et à tous les apprentissages de l'école élémentaire", tout en "développant des comportements favorables" à ces apprentissages. Se référant aux programmes, le HCE rappelle que la maternelle "est une véritable école", qui ne doit cependant pas oublier sa spécificité : au contraire, il déplore que ses méthodes "s'alignent souvent sur celles de l'école élémentaire", notamment en raison d'un manque de formation spécifique des enseignants. Il regrette aussi "la pression des familles pour que la petite école ressemble à la grande". "La question de la responsabilité de l'école maternelle dans l'échec scolaire à long terme ne peut être éludée", dit le rapport."

Je ne vois pas trop comment l'école pourrait remplir ses missions avec 33 enfants de 2 à 5 ans dans la mm classe.

Le taux d'encadrement des crèches pour des enfants du mm âge est de...1 adulte pour 8 petits de 2 ans ! Sans socle de compétences à avaler coûte que coûte.

Le taux d'encadrement des centres de loisir ? 1 animateur pour 8 enfants de moins de 7 ans avec loisir à la carte.

J'ai parfois mal à mon école maternelle quand elle parque ainsi la petite enfance, broyant de ci de là, en toute "normalité". '(?)

Pour information, les TPS sont inscrits sous réserve de places disponibles.
Mais aucun texte ne fixe de limite.
Alors il faut oser dire NON aux parents qui ne se rendent pas toujours compte, pas pour notre confort personnel mais pour ceux qui nous confie leur enfance, une enfance précieuse qu'on risque fort d'entayer 6 heures par jour, parfois pour très longtemps, par manque d'adulte, violence du nombre de pieds, coudes, épaules au m2, cris, coups, peur, seul, tellemnt souvent tout seul dans la foule de la classe.

Apprendre ?

C'est un fabuleux métier, l'enfance est fabuleuse. Mais là, il ne s'agit plus d'enseigner.

mercredi 29 août 2007

Numération : de 1 à 3


Des ateliers échelonnés, jeux... autour de très petites collections ( de 1 à 3 et + si l'enfant en est capable) sont en lignes ici ici

avec une mise à jour sur 2 jeux de société (Batik Kid et Comptons les petits poissons, jeu qui peut amener un projet de construction facile à conduire et qui intègre de nombreux domaines domaines). N'hésitez pas à commenter, signaler les koquilles ;-) ...

mercredi 20 juin 2007

Tracer, reconnaitre les chiffres


En attendant de publier d'autres pages comme celle
la suite du coin écriture pour 4,5,6 est de ce coté
pour le 7,8,9 de ce coté ci
Y figurent aussi les tableaux de réussites pour la classe.

C'est la faute à la tortue du nord qui nous manquera l'année prochaine...


PS : Il faut la police Ducahier qui fait de jolis 4. A télécharger sur L'encrier @+

samedi 16 juin 2007

Article dans le Café Pédagogique

Geneviève Wick témoigne de sa pratique quotidienne des TICE dans sa classe maternelle ici :


J'aime bien son point de vue : Les TICE s'inscrivent de façon transversale dans sa pratique, on ne fait pas de l'ordinateur pour faire de l'ordinateur, il est intégré à la vie de sa classe, à l'ensemble de son enseignement et lie à sa façon l'ensemble des communautés qui comptent pour l'enfant ( je pense notamment aux familles).
Merci aux enseignants qui ouvrent leur classe ;-)

PS : réactualiser la page si on n'a pas la fin de l'article ( avec firefox )

mercredi 30 mai 2007

Fête des mères, Fête des pères

.
Compléter une carte avec :
  • une empreinte de main de l'enfant(*)
  • le mot "MAMAN" ou "PAPA" écrit avec des lettres mobiles (**) sur un modèle (page1) ou sans modèle (page2) mais en se référant à un dictionnaire mural.
Carte maman
Carte papa
A la fin de la poésie récitée en montrant chaque doigt, les enfants déposent un baiser sur la paume de leur main et l'envoient en soufflant à leur parent. "Bisou"

(*) Les enfants ont réalisé plusieurs empreintes de main sur une grande feuille, puis nous en avons découpées et collées une sur la carte poème.
Cela évite le stress style " Attention tu mets ta main bien là...NON pas sur la poésie...On re-recommence, a-vec le sourire, c'est pour maman..."
Ils se sont lavés les mains dans une bassine d'eau.
Nous nous sommes demandés pourquoi l'eau devenait gris marron à la fin de l'atelier...Il n'y avait pas de gris marron sur la table. Cela nous a amené à ouvrir un atelier sciences.

(**)Les lettres peuvent être déjà préparées ou à prendre dans une case alphabétique placée à distance de l'atelier.


Pourquoi une case alphabétique à distance ?...
Les enfants doivent mémoriser la lettre qu'ils doivent aller trouver (Les lettres sous le nez, ils n'auraient qu'à faire un travail de discrimination visuelle.) et définir certaines caractéristiques : La première lettre, c'est la lettre de "Mehdi"...
Les lettres sont nommées ( oui c'est le M de "Mehdi") et nous récitons parfois l'alphabet en pointant lettre à lettre pour retrouver une graphie récalcitrante.
L'imprégnation du nom des lettres, de leur graphie se fait par ce biais petit à petit.

En ligne de ce coté, une façon d'apprendre à écrire ces mots auxquelles tiennent tant les enfants : papa, maman.
Notre progression en écriture sur le blog
@+

mardi 6 février 2007

Terre





Aucune consigne n'a été donnée lors de ces ateliers autonomes qui durent généralement longtemps.
La quantité de terre fournie aux enfants est importante, 1 bloc pour 4.

Les réalisations finales des enfants ne sont pas gardées. Elles ne donnent à voir qu'un temps de leur exploration plastique , mais des photos sont prises à différents moments.
Nous faisons l'inventaire de nos découvertes voir

Puis chacun crée sa propre sculpture.



Relance : Observer les productions d'artistes
(De nombreuses illustrations sont visibles sur la toile)

Présence de l'adulte lors du  nettoyage des mains

Différencier et classer des objets

Explorer de façon autonome et ranger selon une consigne.

Lire la suite

lundi 5 février 2007

Une progression en écriture

Dans notre classe de PS/MS/GS, voilà grosso-modo notre progression :

- Un mot (qu'on aime) pour tous :
Nous travaillons dans un premier temps tous autour du même mot, un mot chargé affectivement, pour lequel l'enfant a envie de s'investir. Généralement on commence par le nom de la marionnette. Travailler tous sur le même mot, les mêmes lettres, ça me permet de mettre en place le fonctionnement de l'atelier d'écriture, les postures, la tenue du feutre etc.... Nous travaillons en même temps les lettres du mot en majuscule ou cursive en fonction des compétences des enfants. On travaille le tracé dans la farine, autour d' animaux ou de billes chinoises pour la cursive, en verbalisant ce qu'on fait. On varie parfois en écrivant au tableau, ou dans du sable.



Je décompose le geste étape par étape en traçant dans la farine à partir d'un point, l'enfant à coté fait de même. On trace plusieurs fois en tentant d'enchainer l'ensemble des gestes d'un coup, y compris le point de départ. Pour ceux qui en semblent capables, on retire les dessins, billes.



Puis il travaille sur une fiche effaçable qui utilise les mêmes repères. (Les meilleurs travaillent sur les fiches majuscules en attendant que la farine et l'instit se libèrent pour travailler la cursive.) En majuscule, on se sert de petits animaux pour appuyer le geste sur quelque chose qui parle à l'enfant. Pour faire le P, "je trace un trait droit, puis une maison à la coccinelle en commençant par le haut..."



Quand l'enfant sait écrire aisément le P, il ne fait plus référence à la coccinelle, trop content d'écrire PAPA etc... Ce passage autour de repères iconiques aide beaucoup ceux qui ont du mal à entrer dans l'abstraction de l'écriture, ça facilite la mémorisation des tracés. Je note les réussites de chaque enfant dans le tableau de bord, et pour ceux qui y sont prêt, on écrit la totalité du mot dans un cahier. Je colle, à côté de ce mot écrit par l'enfant, une étiquette où figure le mot dans ces trois graphies. Ce cahier de mots nous sert en lecture, productions écrites, il faut donc que les repères soient impeccables. Il couvre tout le Cycle I. Donc certains ne sauront écrire que quelques lettres d'un mot, d'autres la totalité du mot. C'est une façon de proposer des parcours individualisés.

- Les mots de la classe, les mots de l'enfant :
On travaille comme ça avec tous les mots qu'on est amené à écrire, utiliser, mais aussi avec le prénom, ou des mots que souhaite écrire l'enfant. Je note toujours les lettres, les mots qu'ils ont su écrire, au fur et à mesure.

- Prolongement : Atelier autonome / coin "écriture"/ accueil
Les fiches réussies par tous sont réutilisées de temps en temps dans un atelier autonome, ou coin écriture (des collègues les utilisent aussi à l'accueil). Nous avons beaucoup insisté sur certains gestes en cursive (Attention, comment on doit tourner ?...) et j'essaie de ne mettre en cursive que les fiches bien maîtrisées par tous.

- Ecrire toutes les lettres de l'alphabet :
On travaille des lettres non vues en fin d'année ( mais ce n'est pas si grave de ne pas avoir appris à écrire le z en cursive !)
Une illustration
D'autres explications ici
Certains collègues font une progression autour des formes des lettres, plus décrochée du sens de l'écriture, mais sûrement plus facile à mettre en oeuvre.

Le document d'accompagnement sur le langage évoque ces 2 entrées dans l'écriture :(Par la graphie des lettres ou par l' acte de communication)

P110 : L’intérêt de l’apprentissage de l’écriture des lettres isolées pourrait paraître douteux car copier en écriture cursive, compétence exigible en fin d’école maternelle, ce n’est justement pas écrire lettre à lettre. Néanmoins, compte tenu de ’importance de l’unité-lettre, de l’importance de la connaissance de l’alphabet, on postule que l’écriture des lettres est utile à une meilleure discrimination de leurs traits distinctifs. (...) Principe de progression : Le parti pris est de regrouper les lettres selon leur similitude graphique, pour l’écriture en minuscules, on se limitera aux normes utilisées dans l’écriture cursive : la famille des boucles vers le haut (b, e, f, h, k, l), celle des coupes (u, t, i), celle des ronds (c, o, a, d, q), puis les plus difficiles avec des « ponts » (m, n, p), les boucles vers le bas ou jambages (j, y, g) et les boucles combinées (s, x, r, z) et autres formes (v, w).

P109 : L’écriture nécessite des apprentissages rigoureux et systématiques, qui supposent une motivation. On apprend à écrire pour pouvoir se servir de ce qu’on sait. Ces apprentissages seront d’autant mieux acceptés s’ils permettent de réaliser des communications authentiques avec des interlocuteurs à qui on a quelque chose à raconter ; l’apprentissage du geste d’écriture s’inscrit dans un projet global de la classe où écrire a du sens.

C'est à chaque enseignant, je crois, de trouver son équilibre entre ces deux axes : la graphie des lettres qui amène une progression autour des difficultés motrices (comment écrire), et les mots de la classe qui centrent l'apprentissage autour de l'aspect fonctionnel de l'écrit, l'engagement de l'enfant dans cet acte (qu'est-ce que j'écris, pourquoi j'écris)