écriture apprendre
à écrire. |
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Les majuscules d'imprimerie |
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Les
enfants se sont approprié les lettres dans différentes
activités sensorielles.
Les fiches leur sont alors présentées sous une
pochette transparente de bonne qualité pour être
utilisée avec un feutre effaçable
à sec.
La fiche devient alors un support ou l'erreur, le
tâtonnement, l'expérimentation est possible,
ce que ne permet pas un simple format papier.
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Objectifs
des fiches :
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Exemple
de fiche

À chaque animal un tracé...  
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Point
de départ du tracé :
L'enfant doit poser son feutre sur le plus gros bouton ,
puis tracer à partir du plus petit
si besoin, comme il l'a déjà fait avec son doigt
sur l'abécédaire à toucher. |
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Sens
de l'écriture :
L'orientation de départ est indiquée à
la craie orange, et
donne de façon intuitive le sens
du tracé. 
Nous avons choisi délibérément de ne pas
mettre de flèches.
Elles constituent un codage supplémentaire
inutile incompréhensible de certains jeunes enfants.
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Précision
croissante du tracé :
La lettre en haut de la fiche est de grande taille, très
épaisse. Elle permet de réaliser en grand les tracés
avec une certaine tolérance sur la précision du
trait.Les lettres qui suivent sont plus fines et petites. Elles
demandent plus d'habilité. |
Mémoriser
le tracé avec l'aide de dessins d'animaux :
La mémoire iconique du jeune enfant
est très puissante. Les animaux utilisés lors des
activités sensorielles se retrouvent sur les fiches.
Au fur et à mesure
de la progression dans la fiche, les animaux disparaissent. Ces
dessins constituent un étayage provisoire utile à
certains enfants. |
Amener
progressivement l'enfant à écrire :
- 1) En suivant un grand chemin de lettre,
épais, pour s'imprégner d'une graphie, sans
contrainte de précision.
-
2) En suivant un plus petit et plus fin chemin de lettre,
qui demande plus d'habilité grapho-motrice.
- 3) Sans indications sur le sens du tracé, pour
obliger l'enfant à le retrouver, et le mémoriser.
- 4) Sans chemin de lettre, mais avec les dessins
sur lesquels l'enfant peut encore s'appuyer pour se repérer
et produire le tracé.
- 5) Sans repère
iconique pour un tracé autonome.
NB : Le chemin de lettre autorise l'enfant à une certaine
irrégularité dans le tracé, que ne permet
pas le pointillé dont on "déborde" facilement. |
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Tracer
de haut en bas ?...
Les enfants sont souvent amenés à tracer les verticales
de haut en bas sur le fichier.
Il n'existe pas de norme sur les majuscules
d'imprimerie, à ma connaissance, mais
en cursive, l'écriture visée à
terme, on trace toutes les longues droites
de haut en bas, avec souvent une levée du
crayon.(le d, le t..) Dans cette optique, il nous a semblé
intéressant d'appliquer ce principe dès l'apprentissage
de la majuscule.
Toutefois,
si je suis exigeante lors de l'apprentissage des graphies des
lettres, lorsque l'enfant écrit un
mot en majuscule, je tolère d'autres façons de
tracer, quand la lettre est lisible, le principal
étant que l'enfant s'approprie des
mots, un plaisir d'écrire, sans prendre de
mauvaises habitudes. La "remontée" des majuscules
ne me semble pas être une mauvaise habitude, mais plutôt
une variante que parfois les familles enseignent.
Pour la cursive, le sens du tracé conditionne
la fluidité de l'écriture et sa rapidité.
Il est donc indispensable qu'il soit respecté.
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Objectifs
des fiches : |

Les
activités sensorielles précèdent l'introduction
de nouvelles lettres.
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Le
passage d'un fichier à l'autre se fait facilement :
les modes d'utilisation
et la progression au sein des fiches sont identiques aux majuscules
d'imprimerie, à quelques exceptions près...
Par ailleurs, tout au long du fichier, les différentes
écritures d'une lettre sont présentes ce qui facilite
la correspondance entre les graphies d'une même lettre.
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Apprentissage
progressif :
La fiche d'écriture cursive reprend la même progressivité
que la fiche d'écriture en majuscule d'imprimerie. De nouvelles
particularités apparaissent pour amener l'enfant à
une bonne maîtrise de l'écriture des lettres en
cursive. |

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Point
de départ du tracé :
Dans les dernières cases, l'enfant doit déterminer
par lui-même le départ du tracé.
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Formes
repères :
Les dessins sont abandonnés au profit de formes plus abstraites :
des feuilles. |
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Quantité
de travail :
Le nombre de lettres à écrire a doublé.
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Écrire
sur une le ligne :
Cette nouvelle contrainte est introduite avec un seul trait noir
pour la minuscule cursive et des lignes de type séyès
assez larges pour un feutre effaçable, pour la majuscule
cursive. |
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Pas
de liaison ou trait d'attaque aux lettres...
À
ce niveau de l'apprentissage, nous travaillons l'écriture
lettre à lettre , il n'y a pas de raison d'y
inclure la liaison, puisque que la lettre n'est liée... à rien
du tout !
Cela permet de progresser par pallier dans l'apprentissage :
on commence par l'écriture des lettres
d'un mot, puis on travaille les liaisons au moment d'écrire
le mot.
" L'intérêt de l'apprentissage de l'écriture
des lettres isolées pourrait paraître douteux car
copier en écriture cursive, compétence exigible
en fin d'école maternelle, ce n'est justement pas écrire
lettre à lettre. Néanmoins, compte tenu de l'importance
de l'unité-lettre, de l'importance de la connaissance
de l'alphabet, on postule que l'écriture des lettres
est utile à une meilleure discrimination de leurs traits
distinctifs" Document d'accompagnement du langage en
maternelle - MEN- 2006
...pour
une avancée progressive dans l'écriture :
apprendre à écrire les lettres, puis apprendre
à les lier.
Prenons
l'exemple du d en cursive : Si l'enfant
apprend à l'écrire sans la liaison dans un premier temps,
il peut se concentrer sur le sens de rotation du rond, son
départ et un lever de crayon pour faire "la grande canne".
Puis au moment d'écrire "mardi", les liaisons
s'enchaînent presque logiquement (entre
le a et le d, la queue du a forme la liaison du d, et l'enfant
doit lever le crayon pour tracer la suite s'il a bien intégré
le départ du rond travaillé précédemment.)
Si l'on enseigne la graphie des lettres avec leur liaison
(le d avec sa petite queue devant) l'enfant doit intégrer
une chronologie de gestes plus longue pour ce premier apprentissage,
trop longue pour certains qui commettent alors facilement
des erreurs : on fait la petite queue du d puis on
continue le rond dans la "foulée" dans le mauvais sens. |
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Parcours d'apprentissage en écriture |
Les
réussites des enfants sont notées au fur et à mesure
des acquisitions, chacun avançant en fonction de ses compétences.
Les parcours individualisés peuvent être
notés de différentes façons, au choix de l'enseignant :
) Le brevet : il rend compte des projets
du moment, des mots que l'on cherche à écrire.
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Il
inscrit l'écriture dans ses principales fonctions, la représentation
de la parole et de la pensée par des signes graphiques conventionnels.
(Larousse 2007). C'est un
outil qui s'adresse notamment aux enfants et aux familles.

C'est la trace privilégiée des ateliers
échelonnés ou l'on propose plusieurs
niveaux de difficulté aux enfants en même temps,
en fonction de leurs compétences réelles
plutôt que de leur section.
Dans cet exemple, il est proposé 4 niveaux de difficultés
aux PS/MS/GS que recouvrent les 2 brevets :
Niveau 1 : Savoir écrire quelques lettres de PAPA, MAMAN
Niveau 2 : Savoir écrire PAPA, MAMAN en
respectant lhorizontalité et lorientation
de gauche à droite (IO 2008)
Niveau 3 : Savoir écrire des lettres cursive de papa, maman
en contrôlant la tenue de linstrument
et la position de la page (IO2008)
Niveau 4 : Savoir écrire ,
en
respectant la taille et l'enchaînement des lettres
(IO2008)

Un enfant peut réaliser plusieurs
fois la même fiche pour
différentes raisons :
- Parce qu'il souhaite améliorer la qualité de sa production,
rendre son écriture plus fluide ou rapide.
- Pour le plaisir de bien faire.
- Parce que l'enseignant n'est pas encore disponible (!) pour lui faire
travailler l'écriture du mot et l'enchaînement des lettres.

) Le tableau de bord
collectif : il témoigne des lettres
apprises par chacun. |
Cela
facilite l'organisation des activités à venir et la mise
en oeuvre de la différenciation.
C'est un outil qui s'adresse aux enseignants.
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L'utilisation
de la majuscule d'imprimerie permet avant tout aux élèves
de produire des écrits, d'expérimenter le code alphabétique
avant de pouvoir utiliser la cursive.
Ce tableau de bord nous permet surtout de connaître
le niveau de maîtrise de chaque élève.
Un enfant peut débuter la cursive s'il en est capable,
même s'il n'a pas réalisé toutes les fiches
majuscules. |
 
) Le tableau de bord individuel :
il peut être
proposé à chaque enfant. |
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Ce
mode de notation est difficile
à gérer en collectivité.
De plus, il ne rend pas compte des mots acquis (et savoir écrire
les lettres d'un mot ne signifie pas que l'on sait l'écrire:
faut-il encore les ordonner, les aligner, les lier...) |
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Cahier de mots et coin écriture |


Le site Cursivécole, à
l'onglet "cahier de vocabulaire" permet de fabriquer
rapidement des étiquettes pour le cahier de
mots et propose une cursive aux liaisons correctes, ce que ne
permet aucune police True Type pour traitement de texte.
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Le cahier de mots :
Qu'il s'agisse d'un mot du corpus collectif ou d'un
mot que l'enfant a souhaité apprendre, lorsque toutes les
lettres du mot sont maîtrisées au travers des fiches
correspondantes, l'élève écrit le mot sous
la conduite de l'enseignant.
Une étiquette dans les trois graphies est ensuite collée
sur la production de l'enfant. Le cahier de mot servant de référant
autant en écriture qu' en lecture, il est important qu'il
présente un écrit parfait et complet.
L'écriture du mot donne l'occasion de travailler de façon
individualisée :
-
lhorizontalité et lorientation
de gauche à droite (IO 2008),
notamment en majuscule d'imprimerie.
Certains élèves ne respectent pas l'ordre des lettres,
d'autres les répartissent sur l'ensemble de la feuille.
- les liaisons en cursive, en
respectant la taille et l'enchaînement
des lettres (IO 2008)
Les Instructions officielles en 2008 précisent par ailleurs
qu'à la fin de la grande section, l'élève
doit savoir "sous la conduite de lenseignant, copier
en écriture cursive de petits mots simples dont les correspondances
entre lettres et sons ont été étudiées"
Dans notre classe, si nous abordons en même temps que l'écriture,
le bruit des lettres, nous n'attendons pas que
l'enfant identifie le son "an" de maman pour apprendre
à l'écrire.
Nous lui indiquons simplement que le A, à côté
du N fait un autre bruit que le A de PAPA.
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Le
coin écriture :
Au milieu des coins jeux habituels de la classe,
apparaît l'après-midi pour les
enfants de moyenne et grande sections,
un coin écriture ou sont proposées en libre accès
les fiches que nous avons déjà travaillées.
Ce coin est ouvert de façon ponctuelle durant une ou
deux semaines, pour ne pas lasser les enfants.
Les réussites sont notées dans un tableau après
validation d'un adulte ou d'un enfant.

Attention,
certains petits goulus ont tendance à "bâcler"
sous prétexte que l'adulte n'est pas là. À chaque
ouverture du coin écriture, nous rappelons les règles :
- Écrire n'est pas colorier.
- Il faut respecter le sens des tracés.
(Je le vérifie, notamment les premiers temps.)
Si un enfant est incapable de suivre ces règles, il ne
peut pas participer.
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Tenue du stylo : Contraintes et tolérance |
Une
tenue efficace
Les activités
sensorielles n'ont amené aucune contrainte de tenue de l'outil,
de la position de la page ou de la position du corps.
Les enfants ont pu se centrer sur les tracés.
Il n'en est pas de même lors de l'introduction des fiches et du
travail sur table.
"
Pour bien écrire, il faut ...prendre ses 2 mains et ses 3 doigts
! "
C'est la formule rituelle que nous mettons en scène de façon
exagérée pour que les enfants veillent à une bonne
tenue du corps, de la feuille et de l'outil à chaque fois qu'ils
écrivent.
...prendre
ses 2 mains ?
Lorsqu'on
écrit, on s'assoit et on commande ses deux
mains : il y en a une qui doit tenir la feuille
et l'autre qui doit tenir le feutre.
...prendre ses 3 doigts ?
> Le majeur porte :
Le feutre repose sur la troisième phalange du majeur replié
qui en quelque sorte "porte" l'outil avec le creux du
pouce.
> Le pouce pince : Il
maintient le feutre sur le majeur lors des mouvements.
> L'index conduit : Il
guide l'outil dans les différents mouvements, il est responsable
du tracé, il doit rester souple, ni trop tendu, ni trop crispé. |

Nous jouons parfois à tenir en équilibre
l'outil sur le majeur et le creux du pouce. |
Des
tenues acceptables
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Parfois,
les doigts des enfants sont encore trop potelés, trop courts,
la motricité fine n'est
pas encore assez développée pour
que l'enfant puisse vraiment "désolidariser"
ses doigts et s'approprier la tenue la plus efficace de l'outil.
Il met par exemple ses trois doigts à la même hauteur,
leur assignant les mêmes fonctions à tous :
tenir l'outil et guider. Avec cette tenue marginale, le tracé
est moins précis, mais il reste lisible et fluide.
Différentes
réponses peuvent être apportées par les équipes
pédagogiques :
-
Contraindre en permanente ?
On peut tenter d'obliger l'élève à tenir
dans les règles le feutre, ce qui demande une vigilance
constante. On prend le risque de le dégoûter de l'écriture.
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- Renoncer provisoirement à l'écriture
?
On peut choisir de ne pas faire écrire l'enfant tant qu'il
n'est pas à même de tenir correctement l'outil.
On prend le risque d'étouffer la motivation de l'enfant,
généralement forte à cet age, mais aussi
d'abandonner l'enseignement du graphisme, de l'écriture
aux seules familles ou centre de loisirs qui souvent, s'emparent
de cet apprentissage dès les premières années.
De plus mauvaises habitudes encore, peuvent alors s'installer.
- Tolérer et construire petit à petit ?
On peut choisir de laisser l'enfant tenir le stylo d'une manière
un peu marginale, si elle n'est pas nuisible (le tracé
reste lisible et fluide). On précise que ce n'est pas la
manière la plus efficace, mais qu'on essaiera plus tard
d'y arriver, quand l'enfant aura grandi.
On prend le risque que cette tenue moins efficace perdure.
Nous
avons choisi cette dernière voix dans notre école.
Les
activités traditionnellement pratiquées en maternelle
autour des
jeux de doigts, de la motricité fine, de l'espace, du corps...
ont permis aux enfants d'évoluer au fil du temps.
Aucun élève n'a rencontré de difficulté
particulière en écriture par la suite, même
si la tenue de l'outil ne s'effectue pas exactement dans les règles
de l'art. Mais beaucoup ont acquis dès
la maternelle un plaisir d'écrire précieux, une
compréhension du principe alphabétique adaptée
à leur envie d'apprendre.
Mais c'est à chacun de voir !
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